Bon corredg (di Palermo) !

Vu les news belges , on voulait d’abord vous souhaiter plein de courage pour les semaines compliquées qui s’annoncent. Surtout, de la prudence, une bonne santé, et l’impact le plus smooth possible sur vos vies.

Courage ! (Aquarelle sur papier)

Ici la TRIPlette s’est posée dans un appartement d’un quartier populaire de Palerme, obtenu à prix local avec l’aide d’une amie palermitaine (grazieee). Situé entre centre historique et marché ouvert de Ballaró, l’appartement se trouve dans un Vicolo, sorte de micro rue pittoresque. Nous restons ici pour au moins un mois. La situation covid dictera la suite, et si elle reste stable comme elle l’est jusqu’à présent , il sera temps mi-novembre de définir nos envies pour notre hiver sicilien.

Nous voilà installés comme chez nous !

Dans notre rue, peu de voitures car l’hyper-centre de Palerme impose des restrictions à ce niveau…nous sommes à l’entrée de la grande zone piétonne, à l’abris des vrombissements des Fangio locaux… mais vu le peu d’isolation nécessaire ici, le bruit des scooters et les voix des voisin(e)s suffit à animer l’appart…croyez-nous !

Vue du balcon sur les rues de la Kalsa
On souhaitait un appartement peu cher, mais avec une agréable terrasse en cas de futur lockdown… Check! Sur la photo: L’artiste à l’oeuvre

Palerme fut de tout temps occupée (Normands, Arabes, Vandales,…), ce qui la rend d’une richesse incroyable…que nous avons à peine commencé à visiter. On vous en dira davantage après quelques visites. Jusqu’à présent l’essentiel de nos mouvements s’est concentré sur la bouffe : foule de bons restos dépassant rarement les 20 euros à deux, boissons comprises. La gastronomie locale, au carrefour de l’Italie et de l’Afrique du Nord, nous change clairement du schnitzel au schnitzel avec de la sauce schnitzel. 😍

À deux pas de chez nous, la Piazza Bellini

On a entrepris des cours d’italien sur Babbel et on continue notre immersion locale avec comme mots clés :

Gastronomie : arancine, pasta, pizza, fruits de mer, canolo, glaces, …chacun sous toutes leurs déclinaisons

Soleil : en bord de mer comme à Palerme, ça ne passe que rarement sous les 15 degrés en hiver. Actuellement c’est plutôt 23.

Visites à pied : les vélos sont rangés au parking. Pas évident de circuler ni de se parker en sécurité donc on ne les utilise pas dans Palerme.

Blablabla : comme à Liège , tout le monde parle avec tout le monde et on adore ça! Comme on est occupé à apprendre l’italien, ça fait de la pratique (même si Annemich fait un peu sa timide).

A bientôt, on pense vraiment à vous!

On est avec vous ! (Seconde aquarelle sur papier, made by Annemich)

Max pour la TRIPlette

Roulements de tambours

On sait, teaser c’est mal, vade retro satanas. Et puis d’ailleurs ils ne se prendraient pas un peu la tête Nitch et ses potes, à se la jouer Game of Thrones? (en vrai j’ai jamais vu cette série mais j’en ai tellement entendu parler que je peux faire comme si je connaissais…)

Vue du train… Passage éclair en Autriche !

La vérité est qu’on voulait attendre d’être sûr d’arriver à destination avant de fanfaronner. Avec le covid et les 42 règles de voyage selon le pays de résidence versus le pays de provenance et gnagnagna, sans compter les sites non-traduits en Allemand/Italien, et le risque supplémentaire de voyager avec une bicyclette et un chien, on avait peur de se faire coincer en route…bien qu’étant dans notre bon droit. A noter que si on on avait été résident belge durant les 14 derniers jours c’était mort, mais venant d’Allemagne on jouissait encore de la liberté de bouger… 🤘😆

Une fifille très sage

Et puis on avait tellement de temps à tuer durant la longue traversée prévue en transports en commun que ça nous faisait marrer de teaser. Donc voilà, après 12 heures de trains entre Munich et Livourne en s’arrêtant furtivement à Bologne, Prato et Florence. Suivies de 20h de bateau-ferry depuis le port de Livourne en Toscane…et finalement après cette longue introduction pour bien finir de vous chauffer, on peut avouer que nous sommes bien arrivés hier soir à…

Vue de notre cabine

Palerme, sur l’Île de Sicile, sud du sud de l’Italie! 🏝️

Le voyage a été un peu long, bien que le chien fut des plus sages malgré qu’on l’attache seul à un poteau dans une gare, ou qu’on l’empêche pendant de loooongues heures d’aller faire ses besoins. Long, aussi, car entre les nombreux changements de trains avec chien+vélos+remorque+50kg de bagages, ça a été assez sport. Long, enfin, car dans ce ferry vieillissant dont le moteur faisait trembler la cabine couchette (on se sentait réellement avec un parkinson stade avancé), on ne pouvait pas parler de grand luxe. Mais bon, tout cela faisait un peu rock and roll, et le rock on aime ça ! Avec en point d’orgue la traversée à vélo entre la gare et le port de Livourne: on a fait 15 fois demi-tour avant de se résigner à prendre la bretelle d’autoroute pour un kilomètre à haute intensité sur le vélo ! 🙅🙈 Mutli-modalité, tu parles !

Terre en vue !

Mais on y est!! La Sicile, Annemich la connait un peu depuis son voyage rhéto et Max pas du tout. On aura bien le temps de la visiter puisqu’on compte se poser ici jusqu’à nouvel ordre, incertitude covid oblige. On reste dans un Airbnb durant 4 jours et grâce à nos contacts avec la mafia locale on est sur le point de trouver un appart pour passer le prochain mois à Palerme. Mais même s’il s’agit d’une pause dans notre itinérance à 2 roues, c’est plus qu’un choix par dépit, excusez du peu :

Arrivée du bateau à Palermo !

-Ile d’une surface proche de celle de la Belgique

-Actuellement 23 degrés en journée, 16 degrés la nuit

-Des mois de décembre où les températures habituelles ne passent que rarement sous les 15 degrés

-Une langue qu’on ne parle pas (encore) mais qu’on comprend +/-

-Une richesse culturelle immense façonnée par sa position au carrefour des chemins marins de migration, toute proche de l’Italie continentale (quelques kilomètres) et de l’Afrique (150km de Tunis)

-Présence du plus haut Volcan en activité d’Europe (3324m)

-Des kilomètres de plages à n’en plus finir

-Des montagnes assez impressionnantes vues depuis le bateau…il n’y a pas que l’Etna, de nombreux sommets jalonnent l’île dont 25% de la surface est montagneuse…vive la rando (et même un peu de ski, oui oui) !

-Une gastronomie dont on se réjouit de profiter. En plus des classiques italiens que tout le monde connaît la Sicile regorge de spécialités et de bons vins… Avec un premier souper excellent à 35 euros pour plat+dessert avec vin, eau et café,…on risque de bien se faire plaisir!

La pizza ! Un souper bien mérité !

A bientôt dans l’eau (formule locale du « à plus dans le bus »)!

Ps: on pense à vous dans la situation compliquée dans laquelle se trouve la Wallonie …courage & be safe

Max pour la TRIPlette

En route…

… vers de nouvelles aventures…!🌄

Château de Linderhof, Louis II y a habité pendant 8 ans 2 semaines par mois… Sympa le jardin 😄 !

Ces derniers jours, il n’y avait pas que la météo qui était maussade… Après se les être gelées pendants des jours sous la pluie dans des températures hivernales, en manque de perspectives positives, nous commencions à en avoir assez…

En vélo sous la pluie. Bien équipés, on a tenu le coup quelques jours…
Le Château de Neuschwanstein qui a inspiré celui de Walt-Disney, ne pouvait pas être visité avant mi-novembre… 😢

Les régions teintées de rouge « Covid » nous ayant encerclés, aucune issue ne s’offrait à nous pour continuer tranquillement notre périple sur le vélo… Vu l’incertitude générale, nous avons peur d’être coincé dans les Alpes pour l’hiver (cool) avec toutes les stations de ski fermées (pas cool). De plus on commencait à en avoir marre de la bouffe Allemande et risquer de se retrouver coincé en Suisse ne nous paraissait pas un pari intéressant financièrement…

De Garmish-Partenkirschen à Oberamergau
Oberammergau vu d’en haut
Alpin-coaster, après une heure et demi de marche pour monter à 1200m d’altitude, Max a bravé le froid en redescendant en roller-coaster !

Nous avons dû nous décider à faire un choix raisonnable qui nous enthousiasmait tous les trois, nous relançant vers des possibilités et sans risquer d’avoir des regrets ni d’hypothéquer la suite du voyage… Pas simple !

Après une période de réflection,  nous avons décidé de changer de cap et de nous poser au chaud ! 🛳️🌅🚴🚴‍♂️🐕‍🦺🚝🚢🚢🚢🚢🏝️

En chemin vers un nouveau chapitre de ce voyage !

Annemich pour la TRIPlette

Couleurs d’automne, vie de chien 🐶

Nom d’un chien, c’est quoi ces pleurnicheries, on ne va quand même pas s’apitoyer sur notre sort ! Annemich et Max ont eu du mal à avaler la mauvaise nouvelle venue d’Italie, mais ils se sont quand même ressaisi !

Ma tiesse devant l’Isar ! On est pas bien là ?! 😜

De mon point de vue, il n’y a que le présent qui compte (et la prochaine gamelle de bouffe) et on est quand même pas mal, hein ! Du coup, j’ai eu envie de vous partager quelques paysages d’automne vus sur la route des Alpes , pour vous le prouver:

Les montagnes pointent leur nez… Je sais que c’est l’objectif mais si on devait rester ici, je m’y ferais…
Le soleil est là pour une dernière journée avant la pluie… De quoi ils se plaignent ?
Là, à deux pas du camping, on s’est arrêté jouer au freesbie, mon jeu préféré et regardez-moi ça la vue !
Une promenade dans les bois ! Enfin ils m’ont laissée en liberté ! J’en avais bien besoin après ces étapes de ville et de campings !
Le temps change, OK, mais est-ce qu’il y a besoin d’en faire tout un plat ?!
En route vers Garmisch. Vu qu’il pleut on a sorti la capote qu’Annemich a faite…l’autre benêt dit « Standard champion » quand il me voit dedans. J’Comprends nin mais il a pas toujours toutes ses croquettes dans la même gamelle. Ça me garde bien au sec mais je dois me contorsionner pour voir quelque chose…
Elle est toute fière parce qu’elle m’a tirée toute la journée sous la pluie mais moi, je boude un peu pcq je préférerais trotter à côté de Max !
L’Isar, sais pas pourquoi, il est turquoise ! Donc Max et Annemich ont voulu faire plein de photos ! Pas de chance leur boîte noire a fini par prendre un peu l’humidité…
Sous la pluie, les couleurs d’automne sont quand même présentes et faut dire que ce nuage apporte une petite touche de mystère…
Quelle vue ! C’est pour ça qu’on est là ! Max vous montre le pont d’où on vient ! Pas mal hein?!
Parfois le rouge-orange est dans les arbres et parfois c’est au sol… Je ne me lasse pas de cette variété dans les paysages bavarois !
Ça c’est le petit péché mignon d’Annemich. Elle s’extasie devant toutes les cascades, petites ou grandes. Et je peux même pas m’y baigner.
Vous avez vu cette colinne de toutes les couleurs ?!

Sur leurs 60 km avec 500 m de dénivelé positif du jour sous la pluie, ils m’ ont quand même sortie pour faire une dizaine de km… la plupart du temps en montée, ça fait les aventuriers sportifs sur un blog mais rendons à Nitch ce qui appartient à Nitch… Comme si j’appréciais pas aussi la petite trotte à plat… !
Sur celle-ci on peut voir nettement les séquelles de l’humidité sur leur machin noir. Beau petit chalet d’alpage, ça manque juste de mollets de vaches à croquer

Le petit pic-nic dans le chalet au sec et dans le froid !
Arrivée à Garmisch-Partenkirshen sous la pluie vers 18h…une journée rondement menée ! Bravo les Humans !

Vu qu’on annonce vraiment du mauvais temps jusque lundi inclu on va visiter les alentours et attendre le beau temps de mardi et mercredi pour monter sur les hauteurs… C’est que ça déconne pas ici: presque 3000m pour le sommet allemand du Zugspitze…ça me change de Botrange. Mais le plus important c’est : Enfin de la marche! Après ça, j’espère qu’ils se décideront sur la prochaine destination… D’ici là je compte bien faire tout mon possible pour leur faire garder le sourire à ces chochottes 😏

Nitch pour la TRIPlette

Ça se gâte…

Même si ça irait bien mal qu’on se plaigne, ceci n’est pas un blog d’instagrameur ou de promo du voyage à vélo. Donc on vous doit la vérité: comme la météo, nos perspective covid se gâtent…Voilà qui ramène les pieds sur terre.

En route vers les Alpes bavaroise en direction de Garmisch-Partenkirshen, nous ne sommes pas gâtés: après 3 jours dans la pluie et le froid, à la limites de nos équipements, la météo s’acharne… On annonce de la neige pendant une semaine à partir de 800m d’altitude. N’étant pas équipés pour ça, l’inquiétude s’installe…on peut rouler dans la neige « au mental » pendant 2 jours, pas 10.

On s’est protéger dans les bois pour éviter les grêlons !

Alors que nous devons éviter l’Autriche qui est en zone rouge pour ne pas nous retrouver en quarantaine, nous commençons nos journées par une analyse poussée des dénivelés pour emprunter les routes nous permettant de tirer Nitch vers la Suisse… Objectif Italie. Entre les dénivelés et la météo, nous étions déjà bien coincés…

Mais la douce perspective de passer l’hiver en Italie nous réjouissait. Plusieurs régions y sont encore vertes, ce qui nous laissait bon espoir de pouvoir zigzaguer entre le covid.

Des grêlons début octobre !? Mais t’es malade?! 😜

Hier soir, l’info est tombée: face aux montées covid dans quelques grandes villes, le gouvernement central italien reprend le pouvoir autonome des régions en instaurant l’état d’urgence jusque fin janvier… et impose d’emblée le port du masque obligatoire dans toute l’Italie, même en extérieur, dès aujourd’hui ! Autant dire que la prochaine mesure sera sûrement un lockdown…que nous voudrions anticiper en allant se poser dans une région sympa, et dans un airbnb où il serait acceptable d’être bloqués.. Le tout est de le faire au bon moment… C’est pas gagné !

Le moral dans les chaussettes nous commençons une dernière journée sans pluie, les neurones en ébullition pour savoir quoi faire, où aller et quand y aller… En s’efforçant de ne pas perdre espoir et de profiter de chaque instant !

Annemich et Max pour la TRIPlette

München

Magnifique ville reconstruite à l’identique après la guerre sur base des photos du Führer qui, sachant sa ville bientôt rasee, avait envoyé ses sbires prendre chaque recoin en ohoto ! Malgré notre arrivée en train dans une météo froide et pluvieuse, nous avons pu découvrir la ville lors de belles journées automnales !

Marienplatz, le symbole de la ville
Le nouvel hôtel de ville, construit au 19ème siècle, n’a pas été trop abîmé par les bombardements
3 fois par jour, tous les regards sont tournés vers le spectacle animé que nous offre la flèche de l’hôtel de ville sur un air de carillon !
Avec les filles nous avons passé l’après-midi à l’English Garden où on peut aller voir les surfers s’entraîner sur un site de vagues artificielles 😜 ça a l’air bien cool sur la photo mais en vrai c’est juste un canal avec une seule vague… Hehe

Une belle gueule de bois de deux jours après la découverte des trésors de la ville de l’Oktoberfest, qui n’a pas lieu à cause du Covid-19 mais dont l’esprit est quand même bien présent.

Petit arrêt dans la plus vielle halle aux bières, construite au début du 16ème siècle. Une capacité de plus de 3000 places, le repère de la convivialité (bien touristique avec personnel désagréable également)
On y sert les bière qu’au litre… On en a bus 3 chacun… Le retour à l’hôtel est assez flou 🤹‍♀️

Nymphenburg, copié sur Versailles, est le domaine de résidence d’été de la famille Wittelsbach qui a régné sur la Bavière pendant des siecles. Aujourd’hui réaménagé en parc public géant.

Nous avons passé la journée avec Mariana, qui a amené un peu de changement dans nos nouvelles habitudes de voyageurs en duo/trio

Contrairement à beaucoup d’autres, le site Olympique de Munich de 1972 est encore presqu’entièrement préservé et toutes les installations sont encore utilisées aujourd’hui par des équipes sportives, mise à disposition des habitants ou réhabilités. Un exemple d’une bonne intégration urbaine.

La tour de télécommunication du parc Olympique de 1972 monte à 200m de haut
Panorama à 360 degré. On peut voir jusqu’aux Alpes !
Stade Olympique vu d’en haut
Architecture impressionnante du stade Olympique
Le village Olympique a été réhabilité en résidence d’étudiants. Chaque unité fait 17m²

Hors de la ville, le stade de l’Allianz Arena où joué le Bayern München valait bien le détour en soirée !

Encore un incontournable de Munich, c’est la visite du musée BMW qui a toujours eu son siège historique à Munich depuis sa fondation au début du 20ème siècle.

Le site BMW avec à l’avant plan l’inpressionnant BMW-Welt, un showroom hors du commun que beaucoup visitent, à droite la tour BMW … au pied duquel se trouve le musée et au centre l’énorme usine de production
Le musée BMW

Nitch va bien, elle a retrouvé son freesbie, elle a une petite conjonctivite et est sensible à de petits parasites typiquement bavarois qui lui irritent les papattes… Mais rien de grave, on va prendre bien soin d’elle !

Après une semaine de pause munichoise , on reprend aujourd’hui le vélo en direction des Alpes bavaroises. Garmisch-Partnekirchen, Zugspitze puis châteaux de Bavière au programme…

2 mots de Max : excité comme un enfant à l’idée de retrouver « ma montagne » et apeuré à l’idée de la météo qui nous attend (pluie et froid).

Annemich pour la TRIPlette

Nuremberg via la Paneuropéenne !

Enfin des nouvelles! Oui, ces 2 dernières semaines nous avons dû nous partager un seul GSM car celui de Max ne charge plus… Du coup on a été un peu moins connectés tous les deux en attendant de recevoir le nouveau… 😁

Revenons où nous vous avons laissés, sur la Paneuropéenne que nous avons empruntée de Heidelberg à Nuremberg !

La Paneuropéenne, piste cyclable qui relie Paris à Prague
Nous avons longé le Neckar depuis Heidelberg avant de nous éloigner de la rivière pour une étape de 45km avec 450m de dénivelé positif 💪🦵… Un bon entraînement pour la montagne !

Un beau matin, en se réveillant en bivouac dans le parc municipal d’un petit village (on n’avait pas vraiment remarqué avant de se poser), Annemich est partie sans son casque –simple… Pas trop bien réveillée, elle essaie de le mettre tout en roulant- Mauvaise idée ! Première chute d’Annemich – basic– qui s’est retrouvée avec le guidon entre les jambes et une belle balafre sur le tibia –le style a son importance… Mais plus de peur que de mal ! Nous voilà à égalité… Pourvu que ça reste ainsi 😉

Après la grosse étape de dénivelé et la chute, nous sommes arrivés par hasard dans un superbe « camping nature » au bord d’une rivière, avec une vraie prairie à tentes au lieu des emplacements pour camping-car…qui plus est tenu par des gens très sympathiques! Sachant que nous allions enchaîner deux grosses villes par la suite, nous avons décidé d’y faire une petite pause de 2-3 jours pour se reposer et promener un peu à pied.

En revenant d’une promenade, nous avons eu une belle surprise… La prairie à tentes accueillait deux magnifiques chevaux…

L’instinct de Nitch c’est évidemment réveillé… Pas sûr que la cohabitation avec des chevaux soit pour bientôt 😉
Vue depuis notre tente… Assez incongru… 😁

Nuremberg

Ville fortifiée du 13ème siècle, elle est remarquable pour les 5km de muraille qui entoure encore son centre-ville, son centre historique qui a été reconstruit presqu’à l’identique après chaque incendie ou bombardement. Mais en Belgique on la connait surtout pour son histoire nazie, son procès célèbre d’après guerre ou pour ses vestiges des rassemblement du NSDAP (parti d’Hitler) qui ont eu lieu dès les années 1930 vu sa situation géographique au centre du pays.

Le centre ville historique est presqu’entièrement entouré d’une double muraille ponctuée de tours rondes.
Nous avons fait un tour du centre-ville à pied en suivant une balade de près de 7 km
À chaque tour ronde se dégage un espace entre les murailles qui, ici, est comblé par un charmant marché artisanal permanent
C’est là que nous avons mangé notre première choucroute, accompagnée des célèbres saucisses de Nuremberg (recette protégée, viande locale, secret d’épices)… En vrai, un genre de chipolata de la taille d’un doigt ☝️

Sur l’ancien site des congrès du NSDAP qui fait 11 km², soit 5 fois plus que le centre-ville, nous avons visité le tout nouveau centre de documentation, dont la muséographie avancée -basée sur les archives des procès de Nuremberg- nous plonge au cœur de la montée du parti National-socialiste !

Le site des congrès du NSDAP, où se retrouvaient tous les ans les partisans du parti de tout l’état, les SS, la SA, la jeunesse hitlérienne, … pour des démonstrations, des commémorations et l’adoration d’Hitler
Le centre de documentation à été installé dans l’aile droite du palais des congrès. Gigantesque bâtiment en fer à cheval, aux allures de colisée, en pierre de taille à l’extérieur pour asseoir l’écrasante autorité et en briques à l’intérieur
Le palais des congrès n’a jamais été terminé, le chantier s’est interrompu à la toute fin de la guerre avant la construction des gradins et du toit censé monter 30m plus haut

Plutôt qu’un musée de plus sur la 2ème guerre mondiale et ses conséquences, cette exposition montre comment un ras-le-bol par rapport au monde politique se cristalisa dans un sentiment de haine vis-à-vis d’une communauté, sentiment qui s’est progressivement normalisé. Le tout mené par un individu porté au rang de mythe par ses partisans.

Congrès du parti National-socialiste, tous là pour voir le Führer !

Sans fuire leur responsabilités, l’Allemagne a choisi de faire face à ce qui est advenu et cherche ici à expliquer la construction d’une propagande. On nous montre comment de petits faits de rejet anodins acceptés de beaucoup puis validés par le pouvoir ont contribué petit à petit à une machine d’horreur. Puis à une guerre.

Les camps de concentrations, une machine d’horreur bien rodée

Le parralélisme avec l’époque contemporaine n’est jamais explicitement fait et nous ne voulons pas faire de raccourci trop facile. Mais nous sommes tous les deux sortis de là impressionnés, la boule au ventre et le froid dans le dos… Ça calme comme on dit. A voir (aussi avec vos ados) si vous en avez l’occasion !

Pour terminer sur une note plus positive et vu qu’on nous pose souvent la question, je termine par quelques nouvelles de Nitch:

Elle est toujours au paradis ! Elle s’adapte pas trop mal ! Elle a un peu les yeux qui coulent et se lèche bcp les pattes donc on a prévu de faire une petite visite contrôle chez le vétérinaire à Munich et vu que c’est une bonne fifille, on lui a recommandé son freesbie fétiche qu’on a perdu avant Heidelberg
Et pcq le vélo c’est la vie, qu’on imagine plus la vie sans vélo, ni sans Nitch, on a un peu rêvé au futur en testant ce magnifique vélo cargo électrique de la marque Babboe qui a été spécialement adapté par un menuisier pour transporter un chien 😜 Nitch a validé !

Cap vers Munich en train pour gagner un peu de temps dans les montagnes plus tard vu la météo automnale qui arrive…

Annemich pour la TRIPlette

Souvenirs colorés…

Voilà maintenant 2 mois que nous sommes sur la route… Déjà !

Je crois pouvoir dire que nous sommes ravis de l’expérience jusque maintenant, enchantés de notre choix de partir voyager et encore plus curieux de la suite !

La découverte d’une region riche en Riesling !

Pour illustrer ce bilan, on aurait pu vous faire une liste de chiffres avec un total de kilomètres et de dénivelés, un résumé de nos visites culturelles ou une critique exhaustive de tous les endroits où on a dormi/mangé mais à la place, c’est peut-être le moment de partager avec vous une autre dimension du voyage…

Vignes de la Moselle

Il y a le trajet, ce qu’on vous en raconte sur le blog, les photos, les rencontres et puis il y a nos impressions et nos souvenirs… Ce qui reste au final, ce sont les derniers, les souvenirs, les plus importants parce qu’ils fixent en nous nos différentes impressions…

C’est pour ne pas les oublier, que régulièrement, au fil du voyage, je mets mes souvenirs en couleurs le temps d’une pause, au cœur d’une petite aquarelle en format A6…Il ne s’agit pas d’une copie parfaite de la réalité, mais une image inspirée d’un sentiment à un moment donné.

Voici donc une bonne manière de revenir sur ces deux mois en vous partageant ces quelques moments colorés:

Paysage typique de Moselle
Villages et églises au milieu des vignes
Arrivée monumentale à Cochem
Pont sur la Moselle
Le romantisme de la vallée de la Moselle
Le Rhin
Centre financier à Francfort
Vue sur Francfort depuis la périphérie
Un rayon de soleil à travers bois

On a longtemps cherché une manière de remercier nos hôtes Warmshowers et de laisser un peu de nous après notre passage… Sachant que le voyage à vélo rend impossible de se balader avec chocolats ou bières belches… et on a vite pensé que ces petites aquarelles étaient tout à fait appropriées… 💯

À l’arrière de chaque petite A6, on y a ajouté notre petit logo ainsi que le lien pour suivre nos aventures…
Celle-ci est pour vous: merci d’être nos proches, et éventuellement de nous lire, suivre et commenter !

Annemich pour la TRIPlette

Records battus !

La montée en puissance de la TRIPlette est bien réelle! 💪🦵

1)Nous avons parcouru 60km le long du Nekhar aujourd’hui (pendant que les coureurs du tour de France en faisaient 175) ! 🦵🚴‍♂️🚴🐕‍🦺🤸‍♂️

Le secret: alterner la traction de la charrette de Nitch

2) Nous avons réussi à monter la tente, faire les lits, faire à souper chaud, préparer le café pour demain, ranger les sacs, cadenasser les vélos et jouer avec Nitch le tout avant 20h15!

Le secret: un bon rodage et une bonne division des tâches !

Au rang des anecdotes, on signalera aussi qu’on a dû manger dans l’absyde car dehors c’est la guerre aux moustiques pour la première fois du voyage. Mais comme la nouvelle tente est trop bien, la salle à manger est trop posée… 😁

Bonne nuit,

La TRIPlette en bivouac

Heidelberg, super ville… épargnée, habitée puis désertée par les Américains

Heidelberg, avant tout une ville universitaire où il fait bon vivre… on aurait bien fait une année d’erasmus ! 😀

Arrivée à Heidelberg en fin de journée, des gens font du paddle-board sur le Nekar…

Ville que l’on ne connaissait pas du tout mais que tous les Allemands nous conseillaient. A raison. Outre son imposant château, on a eu l’impression immédiate d’arriver dans une agréable ville; sorte de mélange réussi entre les belles résidences qui faisaient jadis le lustre de Spa, l’histoire universitaire qui en fait le Leuven allemand (plus vieille unif d’Allemagne…1385), et la taille moyenne d’une ville en mouvement comme Liège. Bref, dès le soir de notre arrivée, on a décidé de faire ce que nous permet un voyage sans planning: rester quelques jours de plus que prévu.

Panorama de Heidelberg et le Nekar depuis les jardins du château
Sur l’autre rive du Nekar, la promenade des philosophes surplombe les démesurées villas qui font face à la Altstadt

Après une nuit à l’hôtel, on s’est ainsi mis à la recherche d’un hôte Warmshowers pouvant accueillir notre tente dans son jardin. Et quelle hôte a-t-on trouvée! Dione, d’un âge plus respectable que nos parents, nous a accueillis à bras ouverts. Que de discussions intéressantes avec elle qui a vécu à mi-temps entre Afrique du Sud colorée et Allemagne rigoureuse. Moi qui commençais à m’essouffler de la froideur et l’obsession des règles/processus de pas mal d’Allemands, j’avais besoin d’une chouette rencontre, voilà qui est fait. Thx Dione!

Arrivée chez Dione bien chargé comme à notre habitude
Thank you Dione for all the nice moments we spent together!
On est pas mal dans le jardin de Dione !
Petit souper en compagnie de Dione autour d’un petit barbec et d’une discussion intéressante

La ville de Heidelberg, située tout proche du berceau et siège mondial de l’entreprise allemande SAP, est aussi connue car les américains l’ont littéralement colonisée jusqu’au début des années 2000 au travers de leur base militaire qui servait de QG avancé pour leurs nombreuses guerres… Sur des hectares entiers, les Américains y ont construit de véritables ghettos fermés pour leurs ressortissants. Aéroport, bâtiments militaires, mais plus surprenant, quartiers complets où logeaient les militaires et leurs familles. Du building à appartements aux quartiers fermés de villas de luxe à la californienne, le V-Corps de l’armée américaine occupait une place importante à Heidelberg.

Si on en parle au passé, c’est parce que les USA ont récemment abandonné les innombrables bâtiments et immeubles à appartements qu’ils avaient construits dans ces quartiers réservés, et devinez quoi…le fils de Dione en occupe un en co-housing avec 80 autres personnes. L’occasion pour nous de visiter leur projet d’habitat groupé!

Bel exemple de reconversion. Recherche d’efficience thermique, jolis appartements individuels rénovés avec goût, le tout autour de nombreux projets occupants les habitants: épicerie interne avec achats en gros, ateliers de bricolage et de réparation de vélo partagés, salon géant avec cuisine pour les fêtes communes ou goûters d’anniversaire des enfants, 2 studios d’amis partagés, etc. Bien bel exemple…inspirant…

Autre fait intéressant car l’impact est réel sur l’aspect de la ville: Heidelberg fut préservée pendant les deux guerres…Bien qu’ayant connu quelques bombardements en 44, elle est l’une des 3 villes connues pour avoir été relativement épargnée par les alliés, avec Bamsberg et Regensburg.

Heidelberg épargnée. L’église de gauche abrite encore une des plus grandes collections de livres du moyen-âge
Ce pont en pierre rouge, lui aussi épargné, à été construit par le dernier prince-électeur ayant vécu au château pour remplacer les nombreux ponts en bois qui ne supportaient pas le gel
L’une des deux portes du pont donne directement sur la Altstadt

Enfin, le château (encore un 😉) est l’un des incontournables de Heidelberg. Château magnifique aux plusieurs palais, il donne un incontestable lustre à cette super petite ville. Certainement un coup de cœur jusqu’à présent.

Le château, bien que équipé de nombreuses enceintes de protection n’a jamais été une forteresse pour les habitants de la ville mais bien la luxueuse résidence d’une famille de princes électeurs
Au fils des années, chaque génération de princes électeurs a équipé le château de nouveaux bâtiments, d’enceintes ou de jardins… En blanc sur la maquette, vous pouvez devinez l’ampleur des anciens jardins à la française
Le résultat est très visible dans la court intérieure et en façades: un ensemble hétérogène de styles architecturaux qui se côtoient
Au delà des façades nous avons eu une visite guidée des différentes résidences passant d’un bâtiment à l’autre à travers les âges. La visite se terminait au rez-de-chaussée du dernier bâtiment de style renaissance où « la chapelle » est plus grande que la plupart des églises de village
Cette terrasse n’a jamais été détruite au cours du temps et à été foulée par plus d’une célébrité américaine telle que J. F. Kenedy, les Beatles, Elvis Presley… Qui ont fait leur service militaire à Heidelberg
Vue du château de nuit. En haut, au milieu, vous devinez l’antenne posée au sommet de la colline, le Königstuhl, où nous nous sommes rendus le lendemain
Pour se rendre au Königstuhl, un premier trajet en funiculaire électrique et rapide est compris dans le prix d’entrée du château
Il faut ensuite prendre un deuxième train à crémaillère qui prend beaucoup plus de temps surtout avec les restrictions Covid
On s’enfonce dans la forêt
Du sommet, on voit loin ! Nous sommes ensuite redescendus à pied à travers la forêt grâce à un escalier moyen-ageux de près de 1600 marches !

Je vous dis pas nos jambes le lendemain et le surlendemain… Nitch, qui n’a pas fait la descente des marchés, avait elle aussi un peu mal à une patte donc on a aussi pris le temps de se reposer ici… On espère que ça sera bien remis.

Nitch se repose entre nonos et baballe

A présent direction Rothenburg puis Nurenberg en point d’orgue. On se prépare pour un gros morceau de chemin sur la dénommée piste cyclable Paneuropéenne.

Max pour la TRIPlette

Expositions artistique dans le parc du château, mon oeuvre préférée😀