Sapristi !

Nous étions arrivés à Sapri, première ville de la région de Campanie, au Nord de la Calabre, après avoir longé toute la côte depuis la Sicile et avoir traversé la commune de Maratéa, dans la Région de Basilicata, sur 15km d’une étape superbe. Puis nous avons décidé de faire un bond en avant en direction d’une ville que l’on rêvait de (re)visiter.

C’est ainsi que nous avons quitté la Calabre, non pas pour continuer notre course folle en Campanie comme c’était prévu mais bien pour la traverser en train depuis Sapri en direction de Rome (d’où le titre « Sapristi », si vous voulez on donne des cours de jeux de mots drôles pour pas trop cher).

Le Christ de Maratéa, aux airs de Rio de Janeiro

Le Covid a encore frappé ! En effet, la Campanie passait zone orange dès dimanche et nous avons préféré ne pas tenter le diable et rester en zone jaune tant que cela est possible. Rome étant en zone jaune pour au moins une semaine, nous voilà à l’aise pour une visite digne de ce nom vu que les musées et sites archéologique sont ouverts : à suivre…

En pédalant, on se rend compte de l’immensité de ce qui nous entoure et ça aide à relativiser

En attendant, petit retour sur notre périple Calabrais. On ne peut pas dire qu’on a vu la Calabre dans son ensemble. Nous nous sommes concentrés sur la côte méditerranéenne qui, méconnue du tourisme international (rien de ce qu’on a vu n’est même cité dans le guide vert Michelin), a l’air bel et bien d’un spot de tourisme local avec hôtels-piscines, excursions en bateau dans les criques et grottes, ainsi que multitude de restaurants avec terrasse vue sur mer…

Nitch, face à la mer (petite pensée pour Calogero)

Cette côte calabraise n’a pas manqué de nous étonner: des panoramas à couper le souffle, des couchers de soleil aux couleurs incroyables (si je le peignais, vous diriez que j’ai fait tomber le pot de rose) et des petits villages coquets qui méritent l’ascension des pentes de ce relief bien vallonné.

Passage furtif en Basalicata 😍
Les couchers de soleil incroyables
Petit port coquet sous le Christ de Maratéa

Nous en avons bien profité lors de nos picnics sur la plage, nos bivouacs avec vue sur mer, nos envolées sauvages sur nos bolides à deux roues, et toutes ces belles rencontres dont on a déjà parlé.

On approchait de la côte Amalfitaine qui promettait elle aussi d’être grandiose, suivie de Pompéi, le Vésuve et Naples qu’il nous faut, pour l’instant, laisser derrière nous…

Ç’est là qu’on va…
Et plus loin encore !

Mais faut bien dire que depuis qu’on est reparti de Sicile, on a vraiment eu trois semaines de folies qui nous ont apporté tout ce pourquoi on est parti au départ…Dont un grand nombre de km sur nos vélos… On a vraiment kiffé sur nos deux roues!

C’est donc le cœur gros mais rempli de beaux souvenirs qu’on interrompt, une fois de plus, notre progression cycliste… Mais ce n’est que partie remise, qui plus est pour visiter l’une des plus belles villes du monde: Rome! Alors on garde la banane et on vous dit à bientôt !

L’écureuil en rut qui poursuit sa promise, photo au vol (bravo Max) , poursuite de notre découverte de la faune locale

Annemich pour la TRIPlette

Une journée de neige en Calabre

Vous avez tous vu passer la vague de froid qui s’est abattue sur l’Europe amenant neige et innondations dans nos régions… Quelques résidus ont atteint le sud de l’Italie, un peu plus tard qu’en Belgique. Très rare, la météo annonçait des températures sous les zéro degrés en front de mer pour une bonne semaine, et parfois même de la neige !

Ç’est ainsi qu’au réveil de cette journée pas comme les autres, il neige de fins flocons 😊🌨️

Nous sommes à Lamezia Terme où nous nous sommes arrêtés dans un hôtel-restaurant pour la nuit vu les températures et le mauvais temps… Et accessoirement fêter la Saint-Valentin 🥰

Il borgetto à Lamezia Terme, on y a très bien mangé ! Le soir, pas un chat, mais le lendemain midi il y avait 25 convives 😉

Malgré la neige, c’est le jour où nous avons prévu de passer à Caronte, non loin de là, pour vérifier ce que nous ont dit des gens sympatiques à Scilla…

Il y aurait ici des « bains naturels d’ eau chaude, publics et gratuits ». Vu le nombre de fermetures d’établissements avec le covid, les déchets dans tous les coins de rues et la météo enneigée, on ne s’attendait pas à grand chose, je vous l’avoue…Mais bonne surprise, c’était exactement comme on nous l’avait décrit: un petit coin de paradis au bord d’une route, non loin de la mer bien qu’au pied des montagnes calabraises, dans un cadre verdoyant… Et en plus, le premier espace public auto-géré que nous ayons rencontrer depuis l’Allemagne… Un petit bonheur !

Sur cette photo, on voit qu’il neige !

L’eau coule naturellement dans le bassin et est chauffée par des vapeurs de souffre au fond du bassin, ce qui amène l’eau à une température environnant les 35 degrés… L’eau est propre et transparante… Incroyable! Le seul petit bémol c’est que les vapeurs de souffre sentent un peu l’oeuf pourri (logique c’est du souffre), mais une fois dedans on s’y habitue…

Quelle coincidence de tomber sur deux hollandaises dans le bassin avec qui nous avons discuté pendant deux heures des comparaisons entre nos contrées et le sud de l’Italie. L’une habite en Calabre depuis 20 ans et loue des villas dans les environs, l’autre a décidé de changer de vie et s’est installée dans une des villas de la première pour 6 mois en attendant de voir ce qu’elle a envie de faire de sa dernière partie de vie… Carpe diem…

Après 2 heures de trempette, il est temps de repartir sur nos vélos et d’avancer un peu. Mais d’abord, se rhabiller, ce qui veut dire pour nous short cycliste, pull + doudoune et KWay… Il n’empêche qu’en Calabre c’est déjà pas banal de voir des voyageurs a vélo, encore moins avec un chien dans une remorque et jamais en short sous la neige ! On s’est fait klaxoner ou aborder tellement de fois pour savoir si on n’avait pas froid !? 😱

Mais ça va… Tant qu’on roule, les jambes restent en mouvement, le KWay coupe du vent, la doudoune régule la température et on est équipé de 2 paires de gants et d’un bonnet… Nb: je ne dis pas que fin de journée à l’arrêt on ne serait pas mieux au coin du feu. Ça nous vaut ainsi souvent les cris typiques de Max « Oooon se les pèèèle ti chaaaaal » 😁

Heureusement, ce soir là, nous avons trouvé l’endroit de bivouac parfait👌et il a arrêté de neiger: une plage de 200m de large en contre-bas de la route dont 100m sont herbacés pour planter la tente, cachés entre les roseaux et trop loin de la mer pour que Nitch, libre de tout danger, n’aille faire un petit plongeon…

Le poste de bivouac au déjeuner

En plus, nous avons été accueillis par un magnifique coucher de soleil !

La petite montagne dans le fond, ç’est le Stromboli, l’île-volcan des îles Eoles… La Sicile est toujours à vue

Annemich pour la TRIPlette

Histoire(s) de générosité

Voyager, ce n’est pas que pédaler, c’est aussi s’arrêter et rencontrer!

Le temps d’un instant, d’une nuit, de deux jours, nous rentrons en contact avec ceux qui nous entourent et nous créons des liens. Le sud de l’Italie en est riche, car les gens sont d’un naturel avenant et spontané. On crée des liens tantôt furtifs tels un sourire, un signe de la main, une salutation brève ou un klaxon comme on en reçoit des dizaines par jour, tantôt brefs le temps d’un discussion, tantôt plus profonds lors de rencontres où l’on se pose. Ces liens rythment eux aussi notre aventure au jour le jour. Et ça fait un bien fou !

Dans cet article, nous tenions à vous conter l’histoire de nos quatre fantastiques de ces deux dernières semaines : Giuseppe, Domenico, Gianni et Francesco… Ils ne se connaissent pas, ne viennent pas du même endroit et pourtant ils ont tous le même super pouvoir: leur générosité, chacun à sa façon !

Giuseppe, le nageur – Capo d’Orlando, Sicile

Alors que nous venions de repartir de Cefalù, par une belle journée ensoleillée, nous nous sommes arrêtés pour une pause pic-nic, sur une petite plage en bord de route aux abords de Capo d’Orlando en Sicile…De notre poste, bien installés sur nos chaises de camping, petits pains fromages à la main, nous pouvions admirer la vue sur la mer et la montagne siciliennes avec en première ligne un nageur en combinaison qui faisait des aller-retours juste devant nous, tirant derrière lui une bouée rouge. Le temps qu’a duré notre pause, il en a fait des « longueurs » dans l’eau…

Nitch à l’eau, s’entraine pour le Triathlon comme Giuseppe

Voilà enfin qu’il sortit de l’eau, se rhabilla et se dirigea vers son 4×4 garé non loin de nous. Comme il fallait s’y attendre, Nitch lui a fait un accueil des plus bruyants ce qui l’a conduit à s’intéresser à nous et engager la discussion…Quelques minutes plus tard, il nous invitait à planter la tente dans son jardin non loin de là. Nous sommes ainsi montés jusque chez lui (mes jambes s’en souviennent) profiter d’une magnifique vue sur la mer et de son petit chien Zara (4 mois).

Campement avec vue sur mer

Le soir, il nous a invité à manger une pizza avec lui sur sa terrasse (covid oblige, on avait sorti les vestes) avec un verre de vin blanc pour faire connaissance. Désireux de nous faire bon accueil, il nous a cuisiné des œufs avec du sel rose de l’Himalaya, de l’huile d’olive faite maison et des oranges du jardin. Adepte du triathlon, Giuseppe, père célibataire, vit avec sa grande fille et vend du matériel de chantier (casques, baudriers, lampes, …). Il est en train de rénové une petite maison plus bas dans le quartier pour en faire des B&B avec l’aide de Salvatore, et peut-être qu’ils feront de même avec la vieille bâtisse du fond du jardin. Au petit soin, il nous a demandé 100 fois si nous n’avions besoin de rien. Le lendemain, il nous a offert des biscuits aux céréales (pas un, tout le paquet !)

Merci pour tout Giuseppe!

Domenico, le cycliste – Spadafora, Sicile

Vu que pour aller chez Giuseppe nous avons arrêté notre journée après la pause de midi, il a presque fallu doubler l’étape pour arriver à Spadafora où nous attendait le soir même Domenico, que nous avions contacté auparavant via la plateforme Warmshowers.  C’est ainsi que nous avons battu notre record haut la main avec une journée de 77km !

Petite côte en compagnie de Domenico en direction de Messine

Domenico, lui-même voyageur à vélo, a fait Sicile-Londres en un mois en 2019. Sensible à l’aide qu’il a reçue lors de son expérience, c’est dans l’ancien commerce de son épouse qu’il nous accueille gratuitement pour une ou plusieurs nuits. Il n’y a pas d’électricité ni d’eau chaude mais bien une toilette et une douche d’eau froide. Domenico, super attentionné, nous a tout de même fourni des lampes d’appoint et batterie portable pour recharger nos appareils. Le soir même, il s’est excusé de ne pas avoir pu passer du temps avec nous : il est malheureusement obligé de travailler de nuit car il est le « maître de la police de l’eau » (sic) et devait partir vers les îles Eoles en patrouille pour la nuit.

Il s’est bien rattrapé le lendemain. Le pied du vélo de Max ayant littéralement plié sous le poids, Domenico nous a aidé à trouver une solution en téléphonant à plusieurs commerces des villes alentours et en nous accompagnant à vélo dans l’après-midi jusque Milazzo pour poser un nouveau pied au vélo de Max chez Ciclimania, où nous avons été super bien accueillis, petit café à l’appui. L’opportunité pour Annemich de se racheter un casque qui ne glisse pas en arrière 😉. Sur le retour, Domenico nous a présenté sa femme qui tient une boutique de vêtements dans le centre et qui tenait à voir Nitch, « le chien qui voyage à vélo ».

Le lendemain matin, Domenico nous a retrouvé à 9h du matin pour nous accompagner jusque Messine avec des cadeaux dans les mains : un sac de meringues faites maison par sa femme pour nous aider à tenir le coup dans les jours à venir et des autocollants de sensibilisation pour une distance de au moins 1m50 entre voiture et vélo sur la route.

Domenico, un grand homme dont on se souviendra !

Nous sommes alors partis ensemble déjeuner sur la route où il nous a offert tout ce qu’on a consommer. Comme à chaque étape de ces deux jours avec lui, il s’arrangeait avec les serveurs à l’avance pour que lorsqu’on demande l’addition le serveur nous réponde que « tout est gratuit pour vous ici ». Domenico en plus de sa générosité et de son hospitalité, nous a séduit par sa personnalité : un homme bon, humble et serviable que nous avons vraiment eu du plaisir à rencontrer.


Giani, le restaurateur – Mileto, Calabre

A peine arrivés en Calabre, nous nous sommes vite rendu compte que le front de mer était beaucoup moins régulier qu’en Sicile où nous avions en plus le vent dans le dos. C’est donc une série de grosses journées qui se sont enchainées avec en moyenne 500m de dénivelé positif. Autant vous dire que la fatigue s’accumule et que les jambes se font ressentir…

Après une nuit agitée de bivouac au milieu des champs d’oliviers avec des chiens qui aboient toute la nuit, on s’est rendu compte après 6km de descente que nous avions oublié la laisse de Nitch accrochée à l’endroit de bivouac…Et quand on voyage avec le strict nécessaire, tout est nécessaire, donc qu’est-ce qu’on fait ? Une pause pour Annemich avec les vélos, les sacs et le chien… et Max qui fait l’aller-retour en mode sportif pour repartir au complet… Une petite aventure qui nous a amputés de quelques heures dans notre ambitieuse journée de 60km avec 600m de dénivelé positif pour rejoindre la ville de Pizzo…

Repartis à 13h après avoir diné, il ne nous restait pas beaucoup de chance d’arriver avant la nuit. Vers 16h, heure habituelle où l’on commence à chercher un bivouac nous étions en plein milieu d’une côte de 15km de long… Alors qu’Annemich tirait la remorque et que Nitch courrait à coté de Max, nous faisions chacun face à la réalité dans notre têt… *Il va falloir rouler de nuit si l’on veut vraiment arriver à Pizzo…ou bien il va falloir s’arrêter plus tôt mais en pleine montée ce n’est pas top parce qu’il fait plus froid en altitude qu’au niveau de la mer*

Sortant de ses pensées, Annemich se rend compte qu’au détour d’un tournant Maxim l’attend gentiment pour qu’il n’y ait pas trop de distance entre nous et se soutenir moralement. Sur le temps qu’elle le rejoigne, voilà une voiture qui s’arrête au bord de la route. Le conducteur sort de sa voiture et engage la conversation avec Max. « Ciao, je suis Gianni, où allez-vous comme ça ce soir ? (…) Je suis le propriétaire d’un restaurant et d’un B&B dans le village suivant et pour les voyageurs à vélo c’est gratuit, je vous invite pour la nuit ! »

Merci pour tout Gianni, on s’en souviendra !

Un rêve éveillé ! Une demi-heure plus tard on rejoignait Gianni dans son restaurant où il nous a offert une bière avant de nous installer dans notre chambre et nous donner rendez-vous à 20h pour manger au restaurant. Le soir venu, lui et sa femme qui cuisine, nous ont offert un repas pasta-plat-dessert de la maison, le tout accompagné de vin de la région! Des pâtes faites maison, un régal ! Et bien-sûr, le lendemain il nous a offert le déjeuner. Tout comme Domenico, Gianni n’a pas voulu entendre parler de notre argent bien qu’on ait insisté plus d’une fois.

En discutant avec lui, nous avons découvert, photo à l’appui, qu’il était classé Bib gourmand au Michelin, et que d’ailleurs José Van Dam a mangé dans son restaurant par le passé! Il nous a expliqué aussi comment rejoindre Tropéa -qui n’était pas prévu au parcours mais valait vraiment la peine- au lieu d’aller directement à Pizzo. Nous sommes ainsi repartis de Mileto, ville étape de nombreuses fois au Giro d’Italia, pour Tropéa, perle balnéaire de la Calabre, soufflés par tant de générosité à notre égard sans même rien demander.

Mileto

Francesco, le producteur de fraises– Francavilla, Calabre

Alors que nous quittions Pizzo pour trouver un endroit de Bivouac, la nuit tombait à Francavilla. Entouré de champs d’agrumes, il était vraiment temps de se poser quelques part avant qu’il ne fasse trop noir… Ne voulant pas camper sur un terrain privé sans demander l’autorisation, nous sommes rentrés dans la première ferme où on a vu quelqu’un.

Le fermier dans sa cour, Francesco de son petit nom, nous apprend que les champs d’agrumes que nous sollicitons ne lui appartiennent pas mais qu’il possède le terrain à coté sur lequel il y a d’énormes serres de fraises et dans le coin, un abris de stockage avec quelques poteaux et une bâche qui protège de la pluie. Il nous propose d’y installer notre tente vu la météo pluvieuse.

Le lendemain matin, pendant qu’on prenait le petit déjeûner, Francesco est arrivé avec des amis et les travailleurs de la serre en nous offrant deux magnifiques raviers de fraises et de la viande fraîche pour Nitch… Quels gâtés nous sommes!


On nous avait prévenu que la générosité envers les voyageurs est accrue lorsque l’on voyage à vélo… et que celle-ci s’accentue encore plus quand on descend vers le Sud. Nous ne sommes « que » en Italie, donc toujours en Europe, mais le récit de notre rencontre avec ces quatre hommes en est la preuve. Et ce ne sont que des exemples parmi d’autres, on peut penser à la vendeuse de fruits du bord de route -modeste d’apparence- à qui l’on veut acheter deux mandarines et qui en donne quatre en disant que c’est gratuit. Ou ces autres gens qui, à un mauvais moment de la journée, nous ont proposé de dormir chez eux, à qui on a préféré dire non pour continuer notre avancée …

Merci à tout ces inconnus qui deviennent nos donneurs de sourire le temps d’un instant.

Annemich et Max pour la TRIPlette

PS: après toutes ces rencontres, notre stock de petite peintures-souvenirs était épuisé. J’ai profité d’une pause à l’hôtel-restaurant pour la Saint-Valentin pour en faire un nouveau stock…en voici deux 🙂

Arrivederci Sicilia!

Ça y est, le moment est venu de dire au revoir à la Sicile qui nous a accueillis pendant 3 mois !

Byebye Cefalù!

Aux dernières nouvelles, l’Italie presque entière est passée en zone Jaune, ce qui veut dire que les restaurants sont ouverts jusque 18h et que les musées et sites touristiques sont ouverts ! Après un mois dans la magnifique Villa de Cefalù, on s’est dit qu’il était temps de profiter de cette amélioration de la situation pour repartir sur nos vélos en Italie continentale !

Détroit de Messine. Italie continentale à gauche, Sicile à droite

Nous avons donc passé le Détroit de Messine en ferry, avec nos vélos !

Port de Messine

Une nouvelle aventure commence sur le continent!

Un kitesurfer à la pointe nord-est de la Sicile (pcq je suis fière de ma photo 😁)

Notre périple continue : nous avons prévu de remonter la côte méditerranéenne de l’Italie en commençant pas la Calabre, une région que nous ne connaissons pas du tout. Vivement nos prochaines découvertes !

Vue sur la Calabre depuis Messine

On retiendra de ces 3 mois en Sicile la météo printanière même en hiver, le barbecue à Noël, les pâtes alla scoglio de Palerme, la promiscuité dans les quartier populaire de Ballaro, la beauté des cathédrales de Palerme et Monreale, l’imprévisible Etna, la gentillesse de la grande majorité de siciliens, les quelques copains de rando qu’on s’était faits à Cefalù, la spontanéité souriante des habitants qui tranchait après le caractère réservé des Allemands, le caractère mafieux de quelques autres, les dépôts clandestins de déchets, notre ébahissement face aux daims sauvages dans les montagnes des Madonies, les paysages montagne-mer de Cefalù, la vue magnifique depuis notre villa et tout ce qu’il est impossible de citer en un paragraphe mais qui restera gravé dans nos mémoires !

La météo printanière… en hiver
Paysage montagne-mer typiquement sicilien

Même si on y est resté 3 mois, on part avec un goût de trop peu… On y retournera, c’est certain !

On gardera un souvenirs spécial de tout ceux que nous avons rencontrés et qui nous ont aidés dans cette période! Des siciliens adorables, généreux et intéressants ! Merci à tous !

Au revoir Sicilia, bonjour Scilla !

Nous sommes arrivés en Calabre, tout au sud de la botte sicilienne… et déjà le paysage est à couper le souffle à Scilla, une petite ville de pêcheurs…Ça nous annonce une région de Calabre qui gagne à être connue!

À Scilla, nous avons fêté le retour de la zone jaune comme il se doit: restos ouverts 😍

On est vraiment super heureux de remonter sur nos vélos et de pouvoir recommencer à voyager… Les premiers jours furent tellement biens qu’on a déjà mal aux jambes.

Il n’y a que 2 vélos mais nous sommes trois à être heureux !

Annemich pour la TRIPlette

Ragusa Ibla

Flashback juste avant Noël, nous sommes descendus dans le sud de la Sicile pour fêter le réveillon en avance dans un bel hotel-restaurant, ‘La Fenice’. Nous avons, bien évidemment, profité de cette escale pour visiter Ragusa Ibla, la vieille ville et les alentours.

Vue sur Ragusa Ibla à gauche, et Ragusa Nuova à droite
Duomo Saint Georges, Saint Patron de la ville

Après quelques achats de produits locaux, de bons vins siciliens pour tout un mois, et d’une petite visite touristique du coeur de la ville, nous sommes partis pour une randonnée de 3h30 aux alentours de Ragusa, l’une des plus belles balades que nous ayons faite en Sicile.

Vues magnifiques sur Ragusa Ibla et son Duomo ainsi que sur la particularité de cette région: les murs en pierres sèches formant des terrasses. Les pierres déposées soigneusement tiennent sans mortier. Les murs courent sur des kilomètres.
Paysages aux changements abrupts de relief, à cause des gorges
Arrivée sur le plateau (pris sur le fait, au naturel)

Sur le plateau, nous avons pu admirer le caractère rural qui nous a apporté quelques surprises. De bonnes surprises telles que les constructions de pierres sèches, les rencontres avec les animaux, la lumière rasante de fin de journée ; et de mauvaises surprises comme le chemin qui a été privatisé par un fermier ce qui nous a fait faire un détour de plusieurs km alors que le jour tombait…

Nous avons pu admirer le caractère rural de la région…
…et admirer les constructions en pierres sèches
Le ciel changeant d’un côté et le soleil de l’autre rendent les vues magnifiques…
…et parfois créent des arc-en-ciels

Le détour nous a fait terminer la promenade dans le noir, une expérience qui a son charme.

Tombée de la nuit sur la campagne
Vue de nuit sur Ragusa Ibla depuis les escaliers qui descendent de Ragusa Nuova
Vue de nuit sur le dôme de la cathédrale Saint Georges

Et voilà qui termine cette belle balade! Il y en aura encore beaucoup d’autres mais on se souviendra de celle-là!

On espère que de votre côté vous tenez le coup et que vous avez chacun trouvé un équilibre dans tout ça. On pense fort à vous!

Annemich pour la TRIPlette

Ascension de l’Etna 2.0

Saviez-vous que nous sommes montés sur l’Etna une deuxième fois ?

Alors qu’on sortait de Ragusa en direction de Syracuse (sud de l’île), nous avons été alerté du fait que l’Etna était de nouveau en éruption (centre de l’île)…Vu notre infructueuse première ascension accompagnés du vulcanologue, cette fois-ci, ni une ni deux, nous avons fait cap vers l’Etna sans perdre une minute!

Petite maison engloutie par la lave lors d’une vieille éruption, au creux d’un tournant de la route menant vers la station de ski de l’Etna sud

Après avoir contacté le vulcanologue pour être sûr de pouvoir emprunter seuls le même chemin sans risque, nous nous sommes lancés à l’assaut de l’Etna alors qu’il faisait encore jour, ce qui nous a permis de découvrir le volcan et ses alentours d’une toute autre manière.

Début de l’ascension sur un chemin de poussière noire et pierres de lave
Arrivée au sommet de ce que nous pouvons grimper sans guide, on devine le cratère actif dans les nuages
La neige est bien là…on peut dire qu’au bout du compte, nous avons eu un Noël enneigé
De l’autre coté du versant que nous avons grimpé, se trouve la Vallée del Bove (du boeuf)
Le Valle del Bove s’étend du cratère en éruption jusqu’à la mer. Grâce à sa forme et son emplacement , il joue le rôle de bassin naturelle de lave. On peut y distinguer les différentes coulées récentes ainsi que des rochers de coulées moins récentes recouverts d’une végétation spectaculaire!
Un spectacle de nuage et un couché du soleil nous attendaient en-haut
Nous avons admiré le cratère souffler de la fumée jusqu’au coucher du soleil. Max en grandes discussions.
Impressionnant déjà et tellement prometteur!

Nous avons attendu deux heures dans le noir et le froid en espérant voir le cratère crachoter un peu de lave de couleur vive comme celle que l’on avait vue depuis la voiture un mois plus tôt…mais comme lors de la première ascension ce fut en vain…

Petite enseigne d’un magasin à Ragusa que j’ai trouvée bien à propos 🙂

Nous avons quand même apprécié la randonée de jour et Max a eu droit à tout mon répertoire de chants scouts pour se réchauffer en attendant de redescendre…Pas de regret, on s’est bien amusé ! 🤔😂

Vous devez savoir que, depuis, nous avons reçu une 3ème alerte d’éruption de l’Etna décidément en regain de forme. Mais nous n’avons pas répondu présent… parce que nous n’avions plus que les vélos pour nous déplacer… c’est la vie!

Annemich pour la TRIPlette