Aux dernières nouvelles, nous étions bien au chaud à Rome…Depuis, bien des choses ont changé. Il était temps de vous faire un petit topo!
Il y a trois semaines, la région de Rome a dû complètement se re-barricader en zone rouge. Énième changement de plan? Après avoir chacun réfléchi de notre côté pendant un jour ou deux, on en est venu à la même conclusion: on ne serait pas déçu d’aller se poser en Belgique jusqu’à la fin de la troisième (dernière?) vague. Surtout que la nuque de Max était à moitié bloquée. Donc dur de s’imaginer full time sur le vélo dans l’immédiat.
D’un côté, la Sardaigne était libre de Covid et nous tendait les bras, mais d’un autre: à quoi bon se forcer d’aller quelque part si le coeur n’y est qu’à moitié? Voyager pour voyager, surtout quand les pauses Covid s’apparentent chaque fois à des vacances plutôt qu’à du voyage? Non, a-t-on répondu. On avait aimé jusque là, profité à fond, mais l’enthousiasme n’était plus au rendez-vous. On préférait repasser par la maison pour mieux repartir, avec moins de contraintes.
Après quelques derniers jours de flânerie à la Casa Eleonora (encore merci!!), nous avons donc fait un retour Rome-Sprimont en deux jours et demi de train – autant vous dire qu’on est devenu maîtres en monter/descendre du train avec nos bagages.
« Deux jours et demi c’est long ». Oui mais: le train ça pollue moins, ça a du charme, le temps n’est pas un problème quand on en a, et l’avion c’est compliqué avec des vélos. Puis, ça aurait pu être beaucoup plus rapide, mais les compagnies de trains à grande vitesse (hormis en Allemagne) empêchent bien souvent de réserver avec un vélo.
Bref: Rome-Pise, Pise-Milan, nuit à Milan, Milan-Bellinzona, envie de s’arrêter en Suisse car envie de skier mais c’est trop cher (et Max est toujours bloqué de la nuque), Bellinzona-Basel, Basel-Dusseldorf, Dusseldorf-Aachen, nuit à Aachen, Aachen-Liège, test covid à Liège-Guillemins, Liège-Sprimont à vélo, et…surprrrriiiiiiise aux parents de Max (personne n’est mort d’une attaque cardiaque pendant le tournage de cette scène).

Le chien a été un charme pendant ces trois jours de train, et est très content d’avoir retrouvé son petit pote, Bilou.
Les vélos sont contents d’être au garage même si on les a déjà prévenus que dès que la Belgique se rouvre (début de l’été), on se remet en route vers la Norvège pour le dernier morceau de notre trip.
Nos parents respectifs ont été contents de nous revoir, et nous aussi!

Et nous? Après une quarantaine et deux tests PCR négatifs pour s’assurer qu’on ne ramenait pas le Covid en Belgique, Max était content de se ressourcer, Annemich s’était fait à l’idée après quelques jours et s’était déjà plongée dans ses projets de couture…

Mais 2 semaines après notre retour, malgré nos précautions, voilà que notre ami Covid est venu toquer à la porte: surpriiiiiiiise. BAM, tous les deux positifs. On s’est donc isolé du monde en prenant une location pour 15 jours. On vous rassure: on est dans un état « sale grippe », tout cassés de partout, mais aucune complication sévère donc pas de quoi s’inquiéter jusqu’à présent.
Pour légèrement paraphraser Pierre Desproges: « Ca faisait longtemps qu’on attendait notre Covid, on n’allait quand même pas repartir sans lui! »
A bientôt pour de nouvelles aventures, le blog va rester en mode pause durant notre pause belchhh’ 🙂
Max pour la TRIPlette

