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Après avoir renvoyé notre équipement de randonnée et nos affaires inutiles pour un total de 16kg par la poste (ne faites jamais ça depuis hors-Europe, c’est bloqué depuis sept semaines à la douane belge), nous étions prêts à quitter Reykjavik plus légers.
Avant de nous lancer dans cette aventure, nous nous sommes rendus à la maison Laxness, écrivain islandais le plus influent qui a reçu le prix Nobel de Littérature en 1955, qui a construit, meublé et décoré sa maison avec goût et de façon avant-gardiste tout au long de sa vie. Façon design danois années 60-70. Et fait assez contrastant avec le reste de l’Islande, pays plutôt inintéressant sur le plan architectural, qui semble se concentrer sur les aspects fonctionnels d’une maison, temps rude et activité sismique obligent.


Nous avons ensuite commencé notre grande traversée par ledit « golden circle » (le cercle d’or) qui regroupe les quelques attractions touristiques à ne pas manquer aux alentours de Reykjavik: Thingvellir, Geysir et Gulfoss.
Thingvellir
Parc naturel qui se développe sur la même faille tectonique (entre Europe et Amérique) que le pont entre deux continents . A la différence, qu’ici, la faille fait près de 6 km de large ☺️ En plus des falaises impressionnantes se détachant du paysage, on peut y admirer une faune et une flore particulière.


Le site est aussi chargé d’histoire puisque c’est à cet endroit que le premier parlement a été fondé en 930, que la première église chrétienne a été construite en l’an 1000 et que l’indépendance de l’Islande à été déclarée en 1944 ! Aujourd’hui un drapeau y marque l’emplacement des tournants historiques islandais.

Geysir
Site géothermal incontournable, Geysir, comme son nom l’indique, regroupe une trentaine de geysers et sources chaudes.


Le plus connu et le grand geyser, nommé Geysir, ne crache que lors de certaines éruptions volcaniques (la dernière fois au début des années 2000), mais peut monter à plus de 100m de haut. Celui qui attire autant les touristes, c’est le geyser Strokkur qui monte à une vingtaine de mètres et qui jaillit toutes les 8 à 10 minutes.

Gullfoss
L’une des casacades les plus connues d’Islande ! L’eau de la cascade est engloutie dans une fosse pour ensuite continuer le cours de la rivière en angle droit… Très particulier et encore une fois, nous sommes impressionnés par la force de l’eau ! Clairement le site le plus impressionnant du Golden circle.


Secret Lagoon
Bien loin de la popularité du Blue Lagoon, moins belle mais moins chère, cette piscine d’eau géothermale s’impose comme une pause détente avant d’entamer la suite de notre périple 😁

Après le cercle d’or, nous nous sommes lancés à l’assaut des Highlands. C’est le nom générique que les Islandais donnent à ces « hautes terres » totalement inhabitées. Désert, montagnes, glacier, cours d’eaux dans leur lit naturel, tout y est, la nature et l’aventure à l’état pur. S’il y a bien une chose pour laquelle on s’était préparé et qu’on ne voulait pas manquer c’était ce défi de taille: la traversée des Highlands par la F26, piste balisée au beau milieu d’un no-mans land qui passe entre les deux grands glaciers…


Alors que nous avions le vent dans le bon sens, une météo indulgente (indispensable pour arriver à relever ce défi) et de la bouffe sèche et liophilisée pour 10 jours, voilà qu’arrivés sur la F26, au Highlands Center Hotel (dernier site de vie avant le désert sur notre itinéraire de 350km sans magasin), on nous annonce que la route F26 est fermée plus loin… En effet, les rivières et la fonte glacière accélérée s’en mêlent. Les deux plus grandes rivières glacières à traverser sont infranchissables depuis 2 jours, même pour les gros camions 4×4 des rangers.


Très déçus, nous rebroussons chemin et nous empruntons un itinéraire bis qui nous permet de traverser les Highlands entre les deux petits glaciers en rejoignant la route 35.



Avant d’arriver sur cette piste numéro 35, balisée et empruntée par une centaine de voitures 4×4 chaque jour, on décide de prendre un chemin un peu foufou qui nous envoie 4 jours sur des pistes non-entretenues, quasi non-utilisées, pleines de graviers et de sable quand elles ne sont pas remplies de rochers !



En 3 jours nous n’avons pas vu plus de 5 voitures… Le dénivelé positif abrupte nous a plusieurs fois obligés à pousser chaque vélo sur une centaine de mètres. Trop lourd pour être poussés sur des pentes à 30%, on s’y met à deux, un vélo après l’autre. 😂 Pour redescendre, autant vous dire qu’Annemich a amélioré ses compétences VTT 😜 Et les traversées de rivières, qu’on ne compte plus, nous ont appris pas mal de choses: entre autres que l’eau glacière pique comme des lames de couteaux lorsqu’on sort de l’eau et pas quand on la traverse…et que le vélo flotte quand c’est profond, grâce à l’air dans sacs…

A mi-chemin de ces 3 jours de désert, nous avons rencontré Bjarni, un chasseur islandais venu chasser l’oie aux pattes roses dans la région et qui dormait au même refuge non-gardé que nous. Nous l’avions déjà croisé sur la route à bord de sont 4×4 modifié quasi plus grand que la hutte… Bjarni a été formidable avec nous. Dès le matin, il nous a offert un petit déjeuner de chasseur (truite fumée, pain noir et œufs avec du café) et nous a proposé de nous enmener à bord de son bolide de l’autre côté de la grande rivière à traverser ce jour-là…


Nous avons bien sûr accepté son offre pour vivre l’expérience islandaise d’un moment en 4×4 dans les Highlands ! Et nous avons bien fait parce qu’au final, Bjarni nous a déposés 40km plus loin au milieu du désert 😜



Après cette étape plus courte nous étions remontés à bloc pour ce qui a été la plus dure journée de l’année de vélo d’Annemich. Mauvaise nuit, prise de tête, vent, pluie, dénivelé, pierres et rochers, rivières glacières, piste infinie et paysages similaires de bout en bout… Une dure journée avec un petit craquage aux larmes en sortant de la rivière !




Arrivés à la F35, nous avons retrouvé quelques touristes équipés de 4×4 capables de venir voir les sites géothermaux des Highlands. C’est à Kerlingarfjoll que nous ont retrouvés nos amis américains Brian et Caitlin que nous avions rencontrés sur le trek Laugavegur. Nous avons passé 2 jours avec eux pour faire une pause, visiter le site et manger ensemble toutes les bonnes choses qu’ils nous ont apportées ! De vrais équipiers de ravitaillement !





Arrivés sur la F35, le temps et surtout le vent sont avec nous ! En 3 jours de plus nous avons réussi à rejoindre la route 1 à Varmahlid et prendre un bus pour Akureyri, la seconde plus grande ville d’Islande ! Retour à la civilisation !








C’est donc la fin de cette épopée de deux semaines à travers les Highlands ! Ce fut dur, mais on est fier de l’avoir fait ! Après quelques jours de repos à Akureyri, on part ensuite à la découverte du Nord de l’Islande… Il reste une semaine de voyage à ce moment précis. On espère encore voir deux icônes islandaises qui nous ont échappé jusqu’à présent : aurore boréale et baleines. Verra, verra pas?
Ce sera pour la prochaine étape de ce morceau de journal post-voyage, qui nous permet de retourner avec plaisir en vacances cérébrales. Alerte phrase bateau mais tellement vraie: il y a un mois seulement mais déjà si loin… 😃
À très bientôt,
Annemich et Max
On est de retour! Nous sommes rentré en avion il y a quelques jours, il n’y avait pas de place sur le bateau avant le mois d’octobre !
La fin du voyage était en vue, et l’heure a sonné lorsque Max a reçu la bonne nouvelle, au bout d’un processus de recrutement fait à distance, de son nouveau travail en tant que directeur de Wilfried Magazine! https://www.wilfriedmag.be/
Il commence le 23 septembre, est super excité car c’est un magazine qu’il adore et dont il était déjà coopérateur ! Et nous en sommes tous les deux très heureux, on le trouve partout en librairie et on vous attend comme abonnés, faisons vivre la presse belge indépendante et de qualité ! 🤘
Après avoir démonté nos vélo à Keflavik en Islande, mis nos sacoches de vélo en sac ikea entouré de sac poubelles et après avoir tout remonté à Bruxelles, nous avons pu prendre le train pour rentrer chez Pascale et Maarten (les parents de Max) le temps qu’on retrouve un petit nid pour notre TRIPlette !

Dimanche nous sommes allés rechercher Nitch chez Petsi (la dogsitter qui a pris soin d’elle pendant les vacances des parents de Maxim) . Elle nous a reconnus et nous a fait la fête ! Qu’est-ce qu’on est content d’avoir retrouvé notre fifille et compléter notre trio.

Dans les articles suivants, nous reviendrons sur nos dernières aventures en Islande que nous n’avons pas encore pris le temps de vous conter car c’était très intense durant le dernier mois 😉
En attendant, encore un tout grand merci à vous de nous avoir soutenus et suivis tout au long de notre voyage !
Annemich et Max pour la TRIPlette
Le Laugavegur est Le trek mythique d’Islande (55km), un des 20 plus beaux treks d’Europe d’après le National Géographic, et le Fimmvörduhals (27km) est connu comme étant son extension plus « alpine ». Certains touristes viennent en Islande uniquement pour faire la randonnée qui sert aussi d’ultra-trail une fois par an. Nous ne pouvions donc pas manquer ça !

Après avoir préparé nos sacs à dos et déposé nos vélos dans le garage souterrain de notre ami Haraldur à Reykjavik, nous sommes donc partis pour une semaine de trek en autonomie, entre Landmannalugar et Skogar !

Le Laugavegur


Tout le long du trajet, nous avons croisé des paysages hors du commun dont la variété nous a bluffés ! Après être passés sur des collines colorées, des terres volcaniques fumantes et des montagnes enneigées, nous avons aussi traversé un désert, des vallées arides avec à l’arrière plan un glacier ou encore longé des petites rivières fleuries et des canyons d’une profondeur qui donnent le vertige !






Le point commun de tous ces paysages: leur étendue grandiose. A chaque fois, c’est comme la découverte d’un autre monde qui s’ ouvre sous nos pieds ! La preuve, c’est que les photos sans étalon ne rendent pas du tout l’impression de grandeur qu’on a pu expérimenter…Du coup, pour juger de l’immensité des paysages, je vous propose un petit jeu: retrouver les personnes/objets étalons (mentionnés en légende) des photos suivantes 😉







Une des particularités du trek c’est aussi les franchissements de rivières de glaciers. Parfois, il y a des ponts mais à plusieurs endroits, nous avons posé les sacs et changé de chaussures pour nous enfoncer dans la rivière glaciale… Je vous rassure, l’eau est restée sous le genoux mais cela peut monter jusqu’aux hanches en fonction de la température et des intempéries…quoi qu’il en soit, c’était froid !



Partir en autonomie ça veut dire porter sa maison sur le dos avec la cuisine, la salle de bain et la chambre… Bref on compte le ratio poids/kcal. Au menu de ces quelques jours: porridge à l’eau avec un mix de noix et abricot sec au déjeuner, poisson séché typique islandais et galettes de riz au dîner et repas liophilisé au souper… Pas très folichon pour les gastronomes que nous sommes mais quand on se dépense, on mange avec davantage de plaisir le peu qu’on a ! 😋

En terme de météo, nous avons reçu le full package islandais! En effet, il a commencé à pleuvoir à la fin de la première journée. Nous avons du monter la tente dans le vent et la pluie battante et le froid au premier camping d’altitude. De quoi bien tremper. Mais on est chanceux que ça n’a été que les gants, merci veste et pantalon étanche de qualité 😜 Ici en Islande, le mot d’ordre météo (qui est quasi imprévisible), c’est: Espère le meilleur et prépare toi au pire ! Après un second jour de pluie légère continue, nous avons eu beaucoup de chance pour la suite du trek qui s’est déroulé sous un beau ciel bleu 😇





De notre voyage à travers ces différentes contrées, on retiendra la diversité des couleurs naturelles, les impressionnants neve, les lacs surprises au détour d’un tournant, les cratères de fumée à l’odeur de souffre (tu vois cette vieille odeur de pet à l’oeuf? 😁)…





Après le Laugavegur, nous avions prévu de faire une pause d’un jour à Thosmork vu que tout le monde avait l’air de dire que s’arrêter au sommet du Fimmvörduhals n’était pas possible et qu’il était possible de faire l’étape en un jour. Malheureusement, Max s’est blessé le pied le soir de notre arrivée en marchant pied nu sur une sardine de tente. Rien de grave mais douloureux sur le moment. Nous avons donc décidé de rester là un deuxième jour en espérant qu’il pourrait marcher le lendemain. Et nous avons bien fait car le repos était nécessaire avant de se lancer dans une étape de près de 30 km!😜 Si un jour vous faites ce Trek, plantez la tente au sommet et faites cette étape en deux fois, il n’y a aucun soucis pour planter là-hait près du refuge.

Le Fimmvörduhals

On est donc repartis gonflés à bloc pour passer le col qui a la particularité de séparer deux glaciers.







Après le col entre les deux glaciers nous attendait une plaine de lave et de neige. Il s’agit du fameux volcan qui a bloqué l’espace aérien européen en 2010, tant son nuage était immense et épais.


Une fois basculés de l’autre côté, nous avons eu droit à un spectacle hors du commun: une succession de cascade dans la rivière glacière Skoga jusqu’à la célèbre Skogafoss où nous attendait le camping et le bus pour rentrer le lendemain !







Le bus pour Reykjavik faisait une pause de 7 heures à Hvosvöllur. Nous en avons profité pour jouer dans la plaine de jeux avec nos nouveaux amis américains, Brian et Caitlin, et visiter le Lava Center!


Arrivés à Reykjavik, nous avons reposé nos guiboles quelques jours pour pouvoir remonter sur nos vélos dès ce mardi.
À très bientôt,
Annemich et Max
On a eu la chance de trouver, via le réseau warmshowers, un endroit où faire une pause hors tente. Après un jour on nous a proposé un deal assez simple avec la famille qui nous accueillait, famille polonaise implantée à Reykjavik depuis 12 ans: On dort gratuit chez Thomas et Izabella autant qu’on veut si après 20h on est de retour à la maison pour faire du babysitting pour Sarah, deux ans, pour qu’ils puissent sortir en couple (ce qui ne leur était plus arrivé depuis 1 ans et demi avec le covid)…En sachant qu’à Reykjavik, la chambre d’hôtel la moins chère est à 150€ et que Sarah dort de 19h30 à 7h30, on a passé plusieurs jours là-bas.

Après s’être reposés au chaud à Reykjavik, la capitale, petite ville de 200 000 habitants assez attrayante pour sa vie nocturne et ses nombreuses façades décorées de Street art, on s’est mis en mode « touriste » et on a fait ce que tous les touristes font…

Nous sommes partis à la rencontre du volcan Fragadaksfjall au sud de Reykjavik qui est en activité depuis quelques mois (NB: ce n’est pas ce volcan qui a bloqué l’Europe il y a quelques années)…Vu qu’on en avait l’occasion, on a laissé quelques kilos de bagages superflus chez nos nouveaux amis, de quoi partir beaucoup plus légers…

En chemin, nous avons emprunté une route de gravel sur une vingtaine de kilomètres pour nous tester un peu pour les highlands.




Cette route qualifiée de « scénique » pour ses paysages traversés valait bien les dénivelés et portions techniques parcourus!



Arrivés au pied du volcan vers 20h, ayant retrouvé Steffen&Meike, nos amis allemands de la première semaine, nous avons décidé de nous lancer à l’assaut de la marche d’approche (2h) pour profiter du léger assombrissement du soir et espérer voir le volcan en éruption…

Arrivés sur le site, on fait face aux coulées récentes de lave sèches et refroidies en surface, fumant encore par endroit. Cette masse noire s’étend comme un ras de marrée figé qui a tout emporté sur son passage (grava, pierres, rochers,…)



Au sommet de l’acsenssion nous attendait une vue ouverte sur tout le site et une vue directe sur l’ébullition de lave à l’intérieur du cratère actif. Une belle coulée de lave s’écoulant sur la droite, on a pu se rendre compte du rythme de l’avancée de lave sur le temps qu’on est restés.


On aurait pu regarder le volcan toute la nuit tellement le spectacle est envoûtant ! Nous sommes super contents d’avoir eu plus de chance qu’à l’Etna (le lendemain, l’éruption était deja bcp plus faible et le surlendemain la météo empêchait de voir le cratère). Nous sommes quand même partis vers 00h30 en direction du camping le plus proche pour terminer de planter la tente vers 3h du matin. Une très longue journée fatiguante mais si riche en découverte !




Le lendemain, programme moins chargé: on laisse nos bagages au camping de Grindavik et on part voir le « pont entre 2 continents » où l’on peut se rendre compte de l’écartement des deux plaques tectoniques continentales américaine et européenne, qui gagne 2cm/an.




Après ça, on a fini la journée par la visite du lieu iconique du Blue Lagoon ! Comme son nom l’indique il s’agit d’un lagon d’une eau laiteuse bleue chargée en minéraux dont du silicate, d’une température entre 37-40 degrés. Historiquement connue pour ses bienfaits pour la peau, une partie du lagon a été aménagée en centre thermal et accueille les touristes du monde entier pour un prix pas tout à fait démocratique 😜 La plus grande attraction touristique du pays, on ne pouvait pas passer à côté sans s’y plonger aussi 😋




Sur le chemin du retour vers Reykjavik, nous avons fait une pause au site de Setlun, zone geothermale active avec des flaques d’eau bouillonnant entre 80 et 100 degrés et des envolées de fumées sulfurisées qui rendent l’atmosphère très mystique. La palette de couleurs prèsente tout autour force à croire que la nature est bien faite 😊





Au final, on aura fait encore une jolie promenade à vélo !


On pense fort à vous,
Annemich
Tout en pensant à la Belgique qui se remet péniblement des inondations catastrophiques de la semaine passée, et en voit de nouvelles arriver, voilà le moment pour nous de revenir sur la semaine qu’on vient de passer en Islande…

Nous sommes arrivés à destination ce jeudi 15 juillet accompagnés de trois Allemands, voyageurs à vélo, que nous avons rencontrés sur le bateau des îles Féroé.





Après une première journée de découvertes ensemble à Seydisfjordur, on a tous pris le même chemin vers le sud de l’île.

Une nouvelle manière pour nous de voyager avec une dynamique de groupe, alliant l’expérience de chacun, la motivation d’être ensemble en fin d’étape et le challenge de se dépasser un peu individuellement !


Grâce à eux et au relief islandais, la semaine fut intensive: première côte de 600m de dénivelé positif en 8km dès la première étape, moment de détente à Egilsstadir autour d’un bon repas au restaurant, camping sauvage à Jokulsarlon, des ateliers réparations vélo à Stafafell, un beau trek a Skaftafell…



On a roulé pour un total de 375 km et 2900m de dénivelé positif ! Il faut bien dire que certaines de nos étapes se terminent aux alentours de minuit vu qu’il fait clair toute la nuit 😊


Question météo, on a plutôt été bien gâté ! Grand soleil tous les jours, des pics à 18-20 degrés au soleil. Seules les portions de 2-3km de long avec des rafales de vents de face à 90km/h (obligés de descendre du vélo et de le pousser) nous rappellent qu’on est bien en Islande et plus en Sicile 😁



Ici, il y a des cascades dans tous les coins et elles sont plus belles les unes que les autres… On ne s’en lasse pas et on reste émerveillé à chacune d’elles ! On trouve toujours le moyen de s’arrêter pour picniquer ou planter la tente près de l’une d’elle 😜








En plus du programme chargé de la semaine, nous avons eu notre lot d’imprévus: 1 pneu crevé, un câble de dérailleur rompu, des vis pliées, une bonne chute sans gravité et un matelas qui « blob » (les boudins gonflables se décolle et triplent de volumes)… Pas de quoi nous faire perdre notre émerveillement et le bonheur qui va de paire.


Que de paysages grandioses qui nous entourent !





Sans parler des coups de cœurs de l’Islande qui attirent les touristes du monde entier.







Pour ce qui est des animaux, on a vu des moutons, vraiment plein de moutons qui vivent en totale liberté partout, toujours par 3 (la maman et 2 petits). En plus des oiseaux déjà vus aux îles Féroé, il y a un oiseau qu’on a toujours pas pu voir mais qui fait un son de jeu vidéo… Puis, il y a des phoques dans leur habitat naturel, des chevaux islandais et des miliers cygnes qui vivent en groupe dans les Fjords…




En parlant de faune locale, je ne peux pas passer sous silence notre aventure avec un oiseau attaqueur d’humains… Le dit « Crya », dont le nom vient de son cri, a pour habitude d’éloigner les potentiels prédateurs de ses petits en les attaquant en piqués précis… Alors que je (=Annemich) me suis retournée pour me protéger de mon adversaire, ma roue avant a fait un tournant à gauche, le temps que je regarde mon volant j’étais déjà dans la portière d’une Tesla qui nous dépassait gentillement sur l’autre bande… En 2 secondes j’étais étalée sur le sol au milieu de la route circulaire sans pouvoir lever mon vélo qui est trop lourd… Tout est bien qui fini bien, je n’ai rien, mon vélo n’a rien et la voiture n’a rien… Du coup on peut dire qu’ici on n’a pas peur des moustiques mais bien de cet oiseau… Heureusement on porte un casque contre ses coups de bec.

Nous sommes arrivés à Skaftafell où j’ai dormi sur un 3/4 de matelas dégonflé et la pluie est arrivée.
On a donc décidé d’aller acheter un nouveau matelas. Sauf qu’ici il n’y a pas de magasin de camping en dehors de la capitale. Donc on change les plans pour prendre un bus vers Reykjavik. Ça sera l’occasion de reposer nos jambes et manger autre chose que notre popote 😜

Hier, nous nous tenions donc à l’arrêt de bus, tiquets achetés en ligne, et voilà qu’il nous refuse, ni plus ni moins « parce que plus de place pour les vélos »… Il est reparti sans nous… Et il n’y a qu’un bus par jour… Du coup, dodo sur un demi matelas dégonflé cette nuit… Et on a pris le bus aujourd’hui… 😃

Nous voilà donc plus forts de notre nouvelle expérience en groupe, plus entraînés de cette semaine sportive, encore plus curieux de la suite vu la splendeur de ce qu’on a déjà vu et très satisfaits de notre destination malgré notre manque de Nitch… Nous sommes comblés !

On pense très fort à tous ceux qui ont été touchés de près ou de loin par les inondations !
À très bientôt,
Annemich
À équidistance entre l’Islande et l’Ecosse, les îles Féroé sont bien moins connues du grand public… Annemich ne savait d’ailleurs pas les situer avant de partir 😜. Elles n’ont pourtant rien à leur envier ! La preuve en images…




















Quelle belle transition entre le Danemark et l’Islande ! D’après les expérimentés voyageurs à vélo allemands avec qui nous avons passé du temps à Torshavn, ici c’est très beau mais l’Islande c’est beeeaaauucoup plus diversifié. Ça tombe bien, on va y passer deux mois ! On ne regrette pas notre choix d’escale et on en est encore plus curieux de la suite, cette nuit c’est bateau avec destination finale: Seydisfjordur, Islande! ⛴
À très bientôt,
Annemich et Max
Aalborg est une ville danoise faisant environ la taille de Liège qui, encore il y a peu, était perçue par tous comme une ville industrielle sans trop d’intérêt.




Depuis les années 2000, de gros efforts urbanistiques et de nouvelles constructions et/ou rénovations ont révélé la ville. Aalborg fut même citée comme l’une des 10 villes à visiter en 2019 d’après le New York Times.











À une dizaine de kilomètres de Hirstshals d’où partait notre ferry vers les îles Féroé, nous avons campé à nouveau dans un shelter dans une jolie clairière en forêt. Pour cette 4 ème nuit de campement, nous avons réessayé la stratégie de la première nuit: en cocon dans nos sacs de couchage ou dans la chambre de la tente… Malheureusement, les moustiques ont eu raison de nous; à partir de 1h du matin quand la chaleur de notre arnachement et les bruits de leurs ailes sont venus à bout de notre patience, ce fut montage de tente nocturne 😂





Le lendemain, après 10km de vélo nous sommes arrivés à Hirstshals où après avoir fait quelques provisions, nous avons embarqué sur le Smyril line en direction des îles Féroé.


Après avoir longé la côte norvégienne pendants des heures, nous nous sommes réveillé au large à hauteur des îles shetlands.



Le ferry est énorme et en très bon état (tout autre chose que celui qui nous a emmenés en Sicile). On dirait presque un bateau de croisière avec bars et restaurants, magasins duty-free, bains à bulles, piscine, fitness, cinéma, bibliothèque, activités (quizz, danses,…) De quoi passer trois jours sur le bateau sans s’ennuyer pour tous ceux qui vont directement en Islande. Le tout avec sa voiture/son vélo sans devoir le démonter, pour un coût Carbonne écologiquement plus faible que l’avion, et de superbes vues. Vraiment une expérience qu’on recommande !


Juste après la finale de l’Euro sur grand écran dans le grand salon, nous sommes arrivés aux îles Féroés ce dimanche soir, curieux de ce qui nous attend sur ce nouveau territoire.
À très bientôt! Et un grand merci à Maarten, Pascale, ainsi que Julien et Sarah qui font de belles promenades avec Nitch 😍
Annemich
Arrivés dimanche à Kolding en train vers 18h, nous avons trouvé un endroit de camp sous la ville de Vejle après une trentaine de kilomètres à vélo.

Il faut savoir qu’au Danemark, comme alternative au camping sauvage, le gouvernement met à disposition un millier de lieux de campement avec abris, endroit de feu et parfois point d’eau et toilette. Le tout gratuitement. Ils sont tous référencés dans une application appelée « Shelter » qui est le nom donné à ces abris. Il est donc assez facile de planifier nos étapes et réduire le budget logement.

Ces abris ne sont pas utilisés seulement par les voyageurs, mais le plus souvent par des locaux avides de nature ou des Danois en vacances dans une autre région que la leur. La règle est premier arrivé, premier servi, et si les shelters sont tous occupés le plantage de tente est autorisé. Ainsi, nous partageons notre campement à chaque endroit avec des familles, des groupes d’amis ou d’autres voyageurs à pied ou à vélo. C’est l’occasion pour nous d’apprendre quelques mots de Danois et d’en apprendre plus sur le mode de vie au Nord de l’Europe. Ces abris semblent vraiment faire partie du folklore local au point que tous s’étonnent quand on leur explique qu’il n’y en a pas en Belgique ni ailleurs au sud du Danemark.


Les abris placés en bordure de lac ou en lisière de forêt sont aussi un bon endroit pour nous familiariser… aux moustiques ! Nous n’avons pas encore été trop piqués car nous sommes bien équipés mais il nous faut ruser de stratégie et montages compliqués pour s’en protéger… Parfois, nous sommes contents que les abris soient tous occupés pour monter notre tente avec moustiquaire 😇




Le Danemark que l’on a traversé nous était totalement inconnu, le nom des endroits traversés ne parleront qu’aux fans d’Europa League – Aalborg BK et FC Midtjyland. Mais en même temps, le paysage du Danemark nous semble étrangement familier. Pour vous le décrire, on pourrait parler d’une Hollande vallonnée et beaucoup moins dense, mais toujours avec beaucoup de champs de culture. Parfois, on se croirait au milieu des fagnes. D’autres fois, on traverse une forêt interminable entrecoupée de zones de lacs comme on imagine l’intérieur des terres en Suède…


Ci-dessous un grand lac autour duquel se sont installés quelques villages. Les lumières du soir qui se couchent tard reflètent dans les lacs de belles couleurs roses/oranges embellissant encore un peu plus le panorama !



[Annemich vous offre la Minute de l’urbaniste 😁 : ]
En ce qui concerne les habitations en campagne, la plupart sont de grandes fermes isolées constituées d’un bâtiment principal pour l’habitation, un deuxième bâtiment perpendiculaire avec garage et atelier, un grand arbre avec un balançoire dans le jardin, éventuellement un étang, régulièrement une allée d’arbres menant à la grand route et très souvent un mât avec un long et fin drapeau du Danemark qui flotte au vent…

Les villages s’organisent autour d’une belle église qui surplombe un petit cimetière. La particularité c’est que chaque tombe est un petit jardin entouré de haies et personnalisé. C’est très joli ! Dans les villages on ne trouve pas toujours de magasin alimentaire et encore moins de bar et restaurant… C’est la rase-campagne, pour tout ça, il faut se rendre en ville…

En ville, on retrouve un centre typique d’Europe avec magasins en tous genres. Les habitations sont organisées par quartier où logements sociaux et appartements côtoient de riches villas… Cette mixité organisée est vraiment intéressante. Les trois s’organisent autour de grands parcs aménagés, parfois équipés de goal de foot, plaines de jeux et point d’eau, tables de picnic et skatepark, parfois simplement de quelques arbres pour apporter de l’ombre. Partout, ces espaces sont abondemment utilisés par les Danois. C’est réfléchi, bien dessiné, et très bien respecté/entretenu.


La pluie nous a surpris plus d’une fois. Bien équipés, elle ne nous fait pas peur… Par contre quand l’orage arrive, on préfère s’abriter… Pour ne pas perdre de temps on a cuisiné dans le tunnel, ce qui ne nous a pas empêché d’arriver au campement à 22h30…




Nous avançons bien le long de l’eurovelo 3 avec une moyenne de 60-70km par jour. C’est la route que nous aurions empruntée pour rejoindre Trondheim en Norvège si le covid nous l’avait permis… Au final, nous sommes très content du plan B, avec un total de 200 km au compteur jusque maintenant !


Nous sommes arrivés à Aalborg, dans le Nord, pour regarder la demi-finale Danemark-Angleterre dans l’ambiance danoise…🎉

Après une petite pause, le temps de prendre une douche, s’étirer les muscles et se reposer un peu, nous ferons route vers Hirstshals où le Ferry vers les Îles Féroé nous attend samedi !

À bientôt,
Annemich et Max
Après avoir bouclé nos sacs, fait un gros câlin à Nitch et embarqué les vélos dans la camionnette de Maarten – le papa de Max-, nous avons dit au revoir à Pascale et Bilou -la maman de Max et son chien- pour traverser l’Allemagne vers le Danemark.

C’est à Aachen, ce samedi 3 juillet, que nous avons embarqué dans le train en direction de Hamburg où nous avons passé la nuit et fait un petit tour pour découvrir en coup de vent cette ville en plein essor urbanistique.
Un dimanche par temps chaud, Hamburg est une ville vivante où habitants et visiteurs s’amassent en terrasse ou se posent sur une couverture dans un parc. Les vieux entrepôts et bâtiments industriels dans les nouveaux quartiers ont été rénovés et intégrés à une extension modèle de la ville qui vibre, « Hafen city ». Encore une fois, l’Allemagne nous bluffe par une ville qui vaudrait un détour de quelques jours.





Dimanche après midi, après un déjeuner typique dans une bonne boulangerie, nous embarquions à Hamburg vers Kolding au Danemark!

Plutôt que de regarder en arrière, regretter l’absence de Nitch et penser à tout ce qu’on a pas fait en Belgique durant ces 3 mois de pause, nous avons choisi de mettre à profit le temps que nous avons passé dans le train à regarder en avant…

En avant vers un voyage totalement différents qui nous excite et nous motive! Cette fois, on sait où on va – en Islande – et il y a une deadline – le départ du ferry à Hirtshals le 10 juillet. La suite ne se déroulera pas sans contraintes…
Contrairement au premier volet de notre voyage, où le plan c’était pas de plan et où l’on s’est laissé vivre au rythme du farniente pour compenser les restrictions covid, nous voilà lancés vers un véritable challenge.
Libérés de quelques contraintes de charge liées à Nitch (remorque, croquettes,…), nous sommes toutefois chargés à bloc pour palier à la météo capricieuse, l’environnement rude et cassant de notre destination, et le peu de magasins de vélos où acheter des pièces de réparation. Puis on a aussi pris sacs et godasses de rando pour pouvoir faire des longues rando à pied sur place. Bref, 70kg de chargement en tout à repartir sur deux vélos. 😁
Sachant qu’il y aura certainement des moments où nous ne pourrons compter que sur nous, une certaine appréhension nous gagne en pensant aux grandes étendues volcaniques, aux gués glacés à traverser et à l’inconnu qui nous attend… Mais c’est ça l’essence de l’aventure et c’est bien ce qu’ on vient chercher !

Ça nous fait très plaisir d’être de retour pour vous conter nos nouvelles aventures. Merci de nous suivre !

À très bientôt,
Annemich
NB: à la publication de ces quelques lignes, nous sommes déjà loin, bien avancés au Danemark où nous avons passé plusieurs jours sans trop accéder à nos téléphones… et l’article suivant est sur le point d’être publié…
Prêts à redémarrer, rétablis, vaccinés, vélos révisés, frontière ouverte : c’est reparti pour un été sur le vélo!
On vous avait laissés fin mars à l’épisode pause covid – retour Belgique. A l’époque nous étions coincés une nouvelle fois par la pandémie à Rome alors que Pauline, la sœur de Max, s’apprêtait à se marier au civil. On ne voyait pas d’un mauvais oeil d’attendre un peu à la maison que la situation se calme.

Bref, nous avions suspendu notre grand voyage pour quelques semaines et nous étions aussi tous deux d’accord sur la suite des évènements souhaitée :
Après une super année de voyage où nous avons dû quelque peu subir la loi des ouvertures et fermetures « covid », rester continuellement connectés au moindre changement et constamment adapter notre volonté au domaine du possible, notre désir était d’attendre notre passeport vaccinal pour repartir vers de grands espaces où nous serions affranchis de toute contrainte « pandémique ». On lorgnait clairement vers le nord de l’Europe !
Après avoir désespérément attendu de bonnes nouvelles de la Norvège qui était notre plan A mais qui est restée fermée jusqu’à présent, on a décidé de trancher et de prendre nos tickets de bateau. On largue les amarres direction…l’Islande depuis Hirtshals au Danemark, avec une escale de quelques jours aux îles Féroé.

Malgré une énorme motivation proportionnelle à l’excitation de cette nouvelle aventure, on doit quand même vous avouer qu’il y a une ombre au tableau : pour vivre cette expérience sauce islandaise, on doit laisser Nitch, notre chien, derrière nous car l’Islande applique des conditions d’entrée draconiennes pour les animaux. Voyager avec le chien a toujours fait partie du projet de base de ce voyage et ça va être un peu (beaucoup) dur de lui dire au revoir, mais ce n’est apriori que pour quelques mois de voyage. Ca nous permet d’envisager assez sereinement de la laisser chez les parents de Max, à Sprimont où elle a déjà ses marques. Merci beaucoup à Maarten et Pascale de prendre soin d’elle pendant notre absence!

Concentrons-nous sur les aspects positifs liés à cette décision un peu compliquée pour nous : on va découvrir une autre façon de voyager. On va gagner en flexibilité, perdre en poids de chargement, et fréquenter davantage de lieux/refuges/auberges fréquentés par les voyageurs au long cours mais interdits aux chiens. Puis l’Islande on en rêvait et le chien y sera toujours refusé, ils ne comptent pas changer leurs règles à l’avenir. Ce n’aurait été que reporter le dilemme à un voyage ultérieur.
Nous attend donc l’Islande, cette île lointaine (2 jours et demi de bateau), terre rude et pluvieuse faite de glaciers et de volcans. Pays où le soleil brille 21 heures sur 24 en été, alors que les aurores boréales embellissent les nuits à partir de septembre. Après la dolce vita et la bonne bouffe italiennes, le contraste s’annonce saisissant ! On attend avec curiosité ce pays dont la faible densité ferait passer la commune de Stoumont pour une mégapole asiatique.

Embarquement le 10 juillet au Danemark. D’ici là on rassemble tout le matos, on prépare nos montures, on s’équipe en affaires de pluie et on attend les dernières pièces commandées. Pour le chemin vers le Danemark ce sera train et un peu de vélo, selon le temps qu’il nous restera (réponse: pas beaucoup 😊)
Bel été à tous, on vous donnera des news.
Max pour la TRIPlette (en duo)
PS: allez les Diables!!