Aux dernières nouvelles, nous étions bien au chaud à Rome…Depuis, bien des choses ont changé. Il était temps de vous faire un petit topo!
Il y a trois semaines, la région de Rome a dû complètement se re-barricader en zone rouge. Énième changement de plan? Après avoir chacun réfléchi de notre côté pendant un jour ou deux, on en est venu à la même conclusion: on ne serait pas déçu d’aller se poser en Belgique jusqu’à la fin de la troisième (dernière?) vague. Surtout que la nuque de Max était à moitié bloquée. Donc dur de s’imaginer full time sur le vélo dans l’immédiat.
D’un côté, la Sardaigne était libre de Covid et nous tendait les bras, mais d’un autre: à quoi bon se forcer d’aller quelque part si le coeur n’y est qu’à moitié? Voyager pour voyager, surtout quand les pauses Covid s’apparentent chaque fois à des vacances plutôt qu’à du voyage? Non, a-t-on répondu. On avait aimé jusque là, profité à fond, mais l’enthousiasme n’était plus au rendez-vous. On préférait repasser par la maison pour mieux repartir, avec moins de contraintes.
Après quelques derniers jours de flânerie à la Casa Eleonora (encore merci!!), nous avons donc fait un retour Rome-Sprimont en deux jours et demi de train – autant vous dire qu’on est devenu maîtres en monter/descendre du train avec nos bagages.
« Deux jours et demi c’est long ». Oui mais: le train ça pollue moins, ça a du charme, le temps n’est pas un problème quand on en a, et l’avion c’est compliqué avec des vélos. Puis, ça aurait pu être beaucoup plus rapide, mais les compagnies de trains à grande vitesse (hormis en Allemagne) empêchent bien souvent de réserver avec un vélo.
Le voyage en train c’est trop bien
Bref: Rome-Pise, Pise-Milan, nuit à Milan, Milan-Bellinzona, envie de s’arrêter en Suisse car envie de skier mais c’est trop cher (et Max est toujours bloqué de la nuque), Bellinzona-Basel, Basel-Dusseldorf, Dusseldorf-Aachen, nuit à Aachen, Aachen-Liège, test covid à Liège-Guillemins, Liège-Sprimont à vélo, et…surprrrriiiiiiise aux parents de Max (personne n’est mort d’une attaque cardiaque pendant le tournage de cette scène).
20cm de neige en Suisse, Choc termique après le soleil de Rome mais c’est tellement beau!
Le chien a été un charme pendant ces trois jours de train, et est très content d’avoir retrouvé son petit pote, Bilou.
Les vélos sont contents d’être au garage même si on les a déjà prévenus que dès que la Belgique se rouvre (début de l’été), on se remet en route vers la Norvège pour le dernier morceau de notre trip.
Nos parents respectifs ont été contents de nous revoir, et nous aussi!
Coo: La Belgique aussi c’est beau, notre région est belle
Et nous? Après une quarantaine et deux tests PCR négatifs pour s’assurer qu’on ne ramenait pas le Covid en Belgique, Max était content de se ressourcer, Annemich s’était fait à l’idée après quelques jours et s’était déjà plongée dans ses projets de couture…
Retour aux sources, pic-nic de notre boulangerie préférée à Liège
Mais 2 semaines après notre retour, malgré nos précautions, voilà que notre ami Covid est venu toquer à la porte: surpriiiiiiiise. BAM, tous les deux positifs. On s’est donc isolé du monde en prenant une location pour 15 jours. On vous rassure: on est dans un état « sale grippe », tout cassés de partout, mais aucune complication sévère donc pas de quoi s’inquiéter jusqu’à présent.
Pour légèrement paraphraser Pierre Desproges: « Ca faisait longtemps qu’on attendait notre Covid, on n’allait quand même pas repartir sans lui! »
A bientôt pour de nouvelles aventures, le blog va rester en mode pause durant notre pause belchhh’ 🙂
Rome en zone jaune nous a presque rappelé ce qu’était une vie normale malgré le port du masque en permanence et l’horeca qui ferme à 18h…Du coup d’une semaine prévue, on est passé à trois semaines. On en a bien profité !
Rome, un musée à ciel ouvert – Le Forum et le mont palatin
Je me suis longtemps demandé comment aborder cet article sans avoir l’air de recopier mon guide touristique… Difficile vu que Rome est un musée à ciel ouvert – expression bien trop souvent utilisée par tous les guides touristiques mais tellement juste pour Roma !
Ciao da Roma (Musée d’art contemporain MAXXI) de Navin Rawanchaikul, artiste indien. C’est la représentation visuelle d’histoires sur l’intégration et des défis culturels de la communauté migrante sud-asiatique, qu’il a collectés lors de sa visite de Rome et du Lazio en 2018.
En m’inspirant de la « carte postale » de Navin Rawanchaikul, j’ai choisi de mettre en avant non pas tout ce qu’on a visité (vous imaginez bien qu’en 3 semaines, on a eu le temps de voir tous les monuments à ne pas manquer) mais bien les histoires de nos expériences lors de notre vie romaines…alors c’est parti!
La vie en communauté avec Eleonora
Eleonora, amie sicilienne de Max (qui avait fait son Erasmus à HEC Liège en 2010), nous l’avions déjà revue dans « son » Palerme il y a quelque mois. On s’était donné rendez-vous à Rome où elle vit depuis dix ans, et travaille pour la croix rouge. Elle nous a accueillis généreusement chez elle dans son appartement dans le quartier San Giovanni.
GRAZIE MILE, Eleonora!
Piazza di San Giovanni
Grâce à Eleonora, notre TRIPlette s’est sentie comme chez elle à Rome. Nous avons partagé des semaines de petits soupers en familles, des apéros bien arrosés, souvent suivis d’un petit digestif italien. Mais aussi des soirées télé au chaud sous la couverture avec une petite tisane au fenouille et un petit biscuit sicilien, des grandes discussions sur la situations covid, le passé de chacun et l’avenir de tous!
Petit souper en famille ! Première lasagne maison issue d’un travail de groupe (la sauce alla Massimo 😂, la béchamel d’Annemich et la confection de la lasagne par Eleonora), une grande première qui valait bien une photo!
Plein de nouvelles rencontres
C’est l’histoire de nos retrouvailles avec une vie sociale!
Vu qu’on avait un peu le temps à Rome, c’était l’occasion d’aussi revoir les amis d’Erasmus d’Annemich qui étaient sur place. 10 ans après, tous le monde a bien grandi et s’est entouré d’un compagnon, d’une famille et/ou d’un chien 😉
Teo avec sa femme et ses enfants et Monia avec son compagnon. NB: Max ne surfe pas sur son téléphone, il déclanche l’appareil Nikon posé face à nous!Le groupe au complet autour d’une glace et d’un café
Le dimanche après-midi, quand il fait beau, les romains vont au parc faire un pic-nic entre amis ou en famille. L’occasion pour Eleonora de nous présenter à ses amis du cours de théatre et de l’acroyoga. Nous avons ainsi passé l’après-midi dans le beau Parco di Torre Fiscale au sud de Rome, où passe un ancien aqueduc bien remis en valeur.
L’occasion pour Nitch de se faire un nouvel ami, Fabio, et de jouer au FrisbeeL’occasion pour Annemich de s’essayer à l’acroyoga avec Fluvio et Eleonora
Un samedi soir, nous sommes partis rejoindre un ami d’Eleonora chez une connaissance qui organisait une fiesta en petit comité qui s’est avérée bien arosée! (Premier léger écart covid depuis longtemps, puisque nous étions 9 et pas 6 comme conseillé en zone jaune italienne.)
Nous y avons rencontré Arun, un Indien venu faire son Master à Rome depuis janvier qui, vu la situation covid, était bien content de rencontrer d’autres étrangers. Comme le montre la photo, l’ambiance était sympa et on s’est bien amusé!
Une soirée aux airs des soirées d’erasmus d’antan…
Des découvertes culinaires
Ce n’est plus un secret, le récit de notre voyage passe aussi par le bien boire et bien manger, alors comment ne pas en profiter quand on est dans la capitale italienne ! Attention: vu cette période de privation en Belgique, âmes sensibles s’abstenir …
Bien boire, c’est: un apérol en terrasse sur le campo di fiori accompagné de nos amis d’erasmus, une delicieuse IPA italienne le long du Tibre sur une terrasse ensoleillée, un super bon cocktail chez Drink Kong ou simplement une Guinness dans un Irish Pub, parce que ça nous manquait…
Bien manger, c’est:
une pizza napolitaine à chaque fois que Max en a l’envie,
la meilleure pasta alla carbonara de notre vie dans le quartier du Pantheon chez Collegio – Cucina, Vini & Liquori,
la pasta tradizzionale all’amatricianna accompagnée d’un bon verre de vin de la Valpolicella (maison Quintarelli 😍) chez Armando al Pantheon,
un restaurant plus sophistiqué dans les restos gastro Zia et Hosteria Glass pour redécouvrir les classiques de l’enfance revisités…
…Tout ça, et plus encore, n’a fait que ravir nos yeux, nos papilles et nos estomacs!
A table chez Hosteria Glass
Dessert autour du miel chez Osteria Glass
Artichaud et mozzarella di buffala chez Armando al Pantheon
Pickles chez Zia
Pasta all’amatriciana chez Armando al Pantheon
Canelloni aux trippes
The empty Roma Experience
Ca aurait pu être le titre d’une exposition à réalité augmentée mais il s’agit bien de l’histoire d’une Rome sans touriste…Il faut bien avouer que dans ce domaine, le covid a du bon: pas de file d’attente, pas de foule, pas d’inconnus sur nos photos et surtout un sentiment d’espace et de grandeur qui mettent les sites en valeurs avec encore plus de puissance!
La place Saint-Pierre et la basilique à l’arrière-plan…La basilique Saint-Pierre, qui en impose par ses dimensions, semble n’être là que pour nous et nous offre un spectacle d’une écrasante domination
Le colisée, d’habitude noir de monde semble aussi nous avoir été réservéLa galerie des cartes dans le musée du Vatican
Spatialité et architecture
L’histoire d’une ville où différents styles, époques et formes cohabitent à travers les âges dans une juxtaposition parfois étonnante. Un bon exemple est le pied du Capitole où l’architecture de Michel-Ange aux lignes de perspectives bien calculées touche l’architecture simple en brique de la basilique Santa Maria in Aracoeli, construite sur les ruines d’un temple antique dont on peut admirer une partie au pied des escaliers.
Au delà de la juxtaposition de styles et d’époques, certains bâtiments/sites saisissent par leur spatialité. J’en ai sélectionné quelques-uns qui pour moi illustrent bien mon propos.
L’escalier de sortie du musée du Vatican par Bramante, en double hélisse
Le hall du musée MAXXI de Zaha Hadid
La coupole ouverte du Panthéon
Le circus Maximus, avec les ruines du Palais Palatin à l’arrière, se dégage tel un trou béan dans la ville
Peintureet perspectives
On retiendra que ce n’est pas la chapelle sixtine qui nous a bluffé mais bien l’expérience d’une perspective ponctuelle à l’église de Saint Ignacio où le plafond entier de l’édifice est peint selon un point de vue marqué au sol. De ce point de vue, il semble que le plafond est deux fois plus haut et peuplé d’anges alors que si l’on se déplace vers le coeur de l’église, on se rend compte que le plafond est plat juste au dessus des fenêtre, que les personnages sont déformés/étirés et qu’il n’y a pas de fenêtre dans la coupole.
Perspective picturale à Saint Ignacio
Rencontre avec la faune locale
C’est l’histoire d’une communauté de perroquets qui a élu domicile à Rome tels les pigeons à Venise. Il n’est pas rare de les voir en groupe dans les parcs ou comme ici sur les photos, nidifier dans les palmiers d’un boulevard.
Les perroquets de Rome en train de nidifier
Le loup, historiquement présent à Rome, a élu domicile sur la colline du Capitole. Il est déjà arrivé que l’on voie une louve nourrir de pauvres petits romains, communément appelé Romulus et Rémus. Bien plus petite que ce à quoi on s’attendait, nous ne pouvions quitter Rome sans voir cet animal légendaire!
Statue de la louve avec Romulus et Rémus
Selfies
Et puis il faut bien avouer qu’on a quand même un peu beaucoup joué aux touristes en vacances!
Voilà qui clôture notre « carte postale » de Rome rassemblant toute nos expériences vécues pendants ces trois dernière semaines 🙂
Nous étions arrivés à Sapri, première ville de la région de Campanie, au Nord de la Calabre, après avoir longé toute la côte depuis la Sicile et avoir traversé la commune de Maratéa, dans la Région de Basilicata, sur 15km d’une étape superbe. Puis nous avons décidé de faire un bond en avant en direction d’une ville que l’on rêvait de (re)visiter.
C’est ainsi que nous avons quitté la Calabre, non pas pour continuer notre course folle en Campanie comme c’était prévu mais bien pour la traverser en train depuis Sapri en direction de Rome (d’où le titre « Sapristi », si vous voulez on donne des cours de jeux de mots drôles pour pas trop cher).
Le Christ de Maratéa, aux airs de Rio de Janeiro
Le Covid a encore frappé ! En effet, la Campanie passait zone orange dès dimanche et nous avons préféré ne pas tenter le diable et rester en zone jaune tant que cela est possible. Rome étant en zone jaune pour au moins une semaine, nous voilà à l’aise pour une visite digne de ce nom vu que les musées et sites archéologique sont ouverts : à suivre…
En pédalant, on se rend compte de l’immensité de ce qui nous entoure et ça aide à relativiser
En attendant, petit retour sur notre périple Calabrais. On ne peut pas dire qu’on a vu la Calabre dans son ensemble. Nous nous sommes concentrés sur la côte méditerranéenne qui, méconnue du tourisme international (rien de ce qu’on a vu n’est même cité dans le guide vert Michelin), a l’air bel et bien d’un spot de tourisme local avec hôtels-piscines, excursions en bateau dans les criques et grottes, ainsi que multitude de restaurants avec terrasse vue sur mer…
Nitch, face à la mer (petite pensée pour Calogero)
Cette côte calabraise n’a pas manqué de nous étonner: des panoramas à couper le souffle, des couchers de soleil aux couleurs incroyables (si je le peignais, vous diriez que j’ai fait tomber le pot de rose) et des petits villages coquets qui méritent l’ascension des pentes de ce relief bien vallonné.
Passage furtif en Basalicata 😍Les couchers de soleil incroyablesPetit port coquet sous le Christ de Maratéa
Nous en avons bien profité lors de nos picnics sur la plage, nos bivouacs avec vue sur mer, nos envolées sauvages sur nos bolides à deux roues, et toutes ces belles rencontres dont on a déjà parlé.
Picnic sur la plage au coucher du soleil
Sur mon beau bolide à deux roues !
On approchait de la côte Amalfitaine qui promettait elle aussi d’être grandiose, suivie de Pompéi, le Vésuve et Naples qu’il nous faut, pour l’instant, laisser derrière nous…
Ç’est là qu’on va… Et plus loin encore !
Mais faut bien dire que depuis qu’on est reparti de Sicile, on a vraiment eu trois semaines de folies qui nous ont apporté tout ce pourquoi on est parti au départ…Dont un grand nombre de km sur nos vélos… On a vraiment kiffé sur nos deux roues!
C’est donc le cœur gros mais rempli de beaux souvenirs qu’on interrompt, une fois de plus, notre progression cycliste… Mais ce n’est que partie remise, qui plus est pour visiter l’une des plus belles villes du monde: Rome! Alors on garde la banane et on vous dit à bientôt !
L’écureuil en rut qui poursuit sa promise, photo au vol (bravo Max) , poursuite de notre découverte de la faune locale
Vous avez tous vu passer la vague de froid qui s’est abattue sur l’Europe amenant neige et innondations dans nos régions… Quelques résidus ont atteint le sud de l’Italie, un peu plus tard qu’en Belgique. Très rare, la météo annonçait des températures sous les zéro degrés en front de mer pour une bonne semaine, et parfois même de la neige !
Ç’est ainsi qu’au réveil de cette journée pas comme les autres, il neige de fins flocons 😊🌨️
Nous sommes à Lamezia Terme où nous nous sommes arrêtés dans un hôtel-restaurant pour la nuit vu les températures et le mauvais temps… Et accessoirement fêter la Saint-Valentin 🥰
Il borgetto à Lamezia Terme, on y a très bien mangé ! Le soir, pas un chat, mais le lendemain midi il y avait 25 convives 😉
Malgré la neige, c’est le jour où nous avons prévu de passer à Caronte, non loin de là, pour vérifier ce que nous ont dit des gens sympatiques à Scilla…
Il y aurait ici des « bains naturels d’ eau chaude, publics et gratuits ». Vu le nombre de fermetures d’établissements avec le covid, les déchets dans tous les coins de rues et la météo enneigée, on ne s’attendait pas à grand chose, je vous l’avoue…Mais bonne surprise, c’était exactement comme on nous l’avait décrit: un petit coin de paradis au bord d’une route, non loin de la mer bien qu’au pied des montagnes calabraises, dans un cadre verdoyant… Et en plus, le premier espace public auto-géré que nous ayons rencontrer depuis l’Allemagne… Un petit bonheur !
Sur cette photo, on voit qu’il neige !
L’eau coule naturellement dans le bassin et est chauffée par des vapeurs de souffre au fond du bassin, ce qui amène l’eau à une température environnant les 35 degrés… L’eau est propre et transparante… Incroyable! Le seul petit bémol c’est que les vapeurs de souffre sentent un peu l’oeuf pourri (logique c’est du souffre), mais une fois dedans on s’y habitue…
Quelle coincidence de tomber sur deux hollandaises dans le bassin avec qui nous avons discuté pendant deux heures des comparaisons entre nos contrées et le sud de l’Italie. L’une habite en Calabre depuis 20 ans et loue des villas dans les environs, l’autre a décidé de changer de vie et s’est installée dans une des villas de la première pour 6 mois en attendant de voir ce qu’elle a envie de faire de sa dernière partie de vie… Carpe diem…
Après 2 heures de trempette, il est temps de repartir sur nos vélos et d’avancer un peu. Mais d’abord, se rhabiller, ce qui veut dire pour nous short cycliste, pull + doudoune et KWay… Il n’empêche qu’en Calabre c’est déjà pas banal de voir des voyageurs a vélo, encore moins avec un chien dans une remorque et jamais en short sous la neige ! On s’est fait klaxoner ou aborder tellement de fois pour savoir si on n’avait pas froid !? 😱
Mais ça va… Tant qu’on roule, les jambes restent en mouvement, le KWay coupe du vent, la doudoune régule la température et on est équipé de 2 paires de gants et d’un bonnet… Nb: je ne dis pas que fin de journée à l’arrêt on ne serait pas mieux au coin du feu. Ça nous vaut ainsi souvent les cris typiques de Max « Oooon se les pèèèle ti chaaaaal » 😁
Heureusement, ce soir là, nous avons trouvé l’endroit de bivouac parfait👌et il a arrêté de neiger: une plage de 200m de large en contre-bas de la route dont 100m sont herbacés pour planter la tente, cachés entre les roseaux et trop loin de la mer pour que Nitch, libre de tout danger, n’aille faire un petit plongeon…
Le poste de bivouac au déjeuner
En plus, nous avons été accueillis par un magnifique coucher de soleil !
La petite montagne dans le fond, ç’est le Stromboli, l’île-volcan des îles Eoles… La Sicile est toujours à vue
Voyager, ce n’est pas que pédaler, c’est aussi s’arrêter et rencontrer!
Le temps d’un instant, d’une nuit, de deux jours, nous rentrons en contact avec ceux qui nous entourent et nous créons des liens. Le sud de l’Italie en est riche, car les gens sont d’un naturel avenant et spontané. On crée des liens tantôt furtifs tels un sourire, un signe de la main, une salutation brève ou un klaxon comme on en reçoit des dizaines par jour, tantôt brefs le temps d’un discussion, tantôt plus profonds lors de rencontres où l’on se pose. Ces liens rythment eux aussi notre aventure au jour le jour. Et ça fait un bien fou !
Dans cet article, nous tenions à vous conter l’histoire de nos quatre fantastiques de ces deux dernières semaines : Giuseppe, Domenico, Gianni et Francesco… Ils ne se connaissent pas, ne viennent pas du même endroit et pourtant ils ont tous le même super pouvoir: leur générosité, chacun à sa façon !
Giuseppe, le nageur – Capo d’Orlando, Sicile
Alors que nous venions de repartir de Cefalù, par une belle journée ensoleillée, nous nous sommes arrêtés pour une pause pic-nic, sur une petite plage en bord de route aux abords de Capo d’Orlando en Sicile…De notre poste, bien installés sur nos chaises de camping, petits pains fromages à la main, nous pouvions admirer la vue sur la mer et la montagne siciliennes avec en première ligne un nageur en combinaison qui faisait des aller-retours juste devant nous, tirant derrière lui une bouée rouge. Le temps qu’a duré notre pause, il en a fait des « longueurs » dans l’eau…
Nitch à l’eau, s’entraine pour le Triathlon comme Giuseppe
Voilà enfin qu’il sortit de l’eau, se rhabilla et se dirigea vers son 4×4 garé non loin de nous. Comme il fallait s’y attendre, Nitch lui a fait un accueil des plus bruyants ce qui l’a conduit à s’intéresser à nous et engager la discussion…Quelques minutes plus tard, il nous invitait à planter la tente dans son jardin non loin de là. Nous sommes ainsi montés jusque chez lui (mes jambes s’en souviennent) profiter d’une magnifique vue sur la mer et de son petit chien Zara (4 mois).
Campement avec vue sur mer
Le soir, il nous a invité à manger une pizza avec lui sur sa terrasse (covid oblige, on avait sorti les vestes) avec un verre de vin blanc pour faire connaissance. Désireux de nous faire bon accueil, il nous a cuisiné des œufs avec du sel rose de l’Himalaya, de l’huile d’olive faite maison et des oranges du jardin. Adepte du triathlon, Giuseppe, père célibataire, vit avec sa grande fille et vend du matériel de chantier (casques, baudriers, lampes, …). Il est en train de rénové une petite maison plus bas dans le quartier pour en faire des B&B avec l’aide de Salvatore, et peut-être qu’ils feront de même avec la vieille bâtisse du fond du jardin. Au petit soin, il nous a demandé 100 fois si nous n’avions besoin de rien. Le lendemain, il nous a offert des biscuits aux céréales (pas un, tout le paquet !)
Merci pour tout Giuseppe!
Domenico, le cycliste – Spadafora, Sicile
Vu que pour aller chez Giuseppe nous avons arrêté notre journée après la pause de midi, il a presque fallu doubler l’étape pour arriver à Spadafora où nous attendait le soir même Domenico, que nous avions contacté auparavant via la plateforme Warmshowers. C’est ainsi que nous avons battu notre record haut la main avec une journée de 77km !
Petite côte en compagnie de Domenico en direction de Messine
Domenico, lui-même voyageur à vélo, a fait Sicile-Londres en un mois en 2019. Sensible à l’aide qu’il a reçue lors de son expérience, c’est dans l’ancien commerce de son épouse qu’il nous accueille gratuitement pour une ou plusieurs nuits. Il n’y a pas d’électricité ni d’eau chaude mais bien une toilette et une douche d’eau froide. Domenico, super attentionné, nous a tout de même fourni des lampes d’appoint et batterie portable pour recharger nos appareils. Le soir même, il s’est excusé de ne pas avoir pu passer du temps avec nous : il est malheureusement obligé de travailler de nuit car il est le « maître de la police de l’eau » (sic) et devait partir vers les îles Eoles en patrouille pour la nuit.
Le magasin
Notre lit pour deux nuits
Il s’est bien rattrapé le lendemain. Le pied du vélo de Max ayant littéralement plié sous le poids, Domenico nous a aidé à trouver une solution en téléphonant à plusieurs commerces des villes alentours et en nous accompagnant à vélo dans l’après-midi jusque Milazzo pour poser un nouveau pied au vélo de Max chez Ciclimania, où nous avons été super bien accueillis, petit café à l’appui. L’opportunité pour Annemich de se racheter un casque qui ne glisse pas en arrière 😉. Sur le retour, Domenico nous a présenté sa femme qui tient une boutique de vêtements dans le centre et qui tenait à voir Nitch, « le chien qui voyage à vélo ».
Le lendemain matin, Domenico nous a retrouvé à 9h du matin pour nous accompagner jusque Messine avec des cadeaux dans les mains : un sac de meringues faites maison par sa femme pour nous aider à tenir le coup dans les jours à venir et des autocollants de sensibilisation pour une distance de au moins 1m50 entre voiture et vélo sur la route.
Domenico, un grand homme dont on se souviendra !
Nous sommes alors partis ensemble déjeuner sur la route où il nous a offert tout ce qu’on a consommer. Comme à chaque étape de ces deux jours avec lui, il s’arrangeait avec les serveurs à l’avance pour que lorsqu’on demande l’addition le serveur nous réponde que « tout est gratuit pour vous ici ». Domenico en plus de sa générosité et de son hospitalité, nous a séduit par sa personnalité : un homme bon, humble et serviable que nous avons vraiment eu du plaisir à rencontrer.
Le petit déjeuner avec une brioche trempée dans une granita à la crème
Giani, le restaurateur – Mileto, Calabre
A peine arrivés en Calabre, nous nous sommes vite rendu compte que le front de mer était beaucoup moins régulier qu’en Sicile où nous avions en plus le vent dans le dos. C’est donc une série de grosses journées qui se sont enchainées avec en moyenne 500m de dénivelé positif. Autant vous dire que la fatigue s’accumule et que les jambes se font ressentir…
Après une nuit agitée de bivouac au milieu des champs d’oliviers avec des chiens qui aboient toute la nuit, on s’est rendu compte après 6km de descente que nous avions oublié la laisse de Nitch accrochée à l’endroit de bivouac…Et quand on voyage avec le strict nécessaire, tout est nécessaire, donc qu’est-ce qu’on fait ? Une pause pour Annemich avec les vélos, les sacs et le chien… et Max qui fait l’aller-retour en mode sportif pour repartir au complet… Une petite aventure qui nous a amputés de quelques heures dans notre ambitieuse journée de 60km avec 600m de dénivelé positif pour rejoindre la ville de Pizzo…
Repartis à 13h après avoir diné, il ne nous restait pas beaucoup de chance d’arriver avant la nuit. Vers 16h, heure habituelle où l’on commence à chercher un bivouac nous étions en plein milieu d’une côte de 15km de long… Alors qu’Annemich tirait la remorque et que Nitch courrait à coté de Max, nous faisions chacun face à la réalité dans notre têt… *Il va falloir rouler de nuit si l’on veut vraiment arriver à Pizzo…ou bien il va falloir s’arrêter plus tôt mais en pleine montée ce n’est pas top parce qu’il fait plus froid en altitude qu’au niveau de la mer…*
Sortant de ses pensées, Annemich se rend compte qu’au détour d’un tournant Maxim l’attend gentiment pour qu’il n’y ait pas trop de distance entre nous et se soutenir moralement. Sur le temps qu’elle le rejoigne, voilà une voiture qui s’arrête au bord de la route. Le conducteur sort de sa voiture et engage la conversation avec Max. « Ciao, je suis Gianni, où allez-vous comme ça ce soir ? (…) Je suis le propriétaire d’un restaurant et d’un B&B dans le village suivant et pour les voyageurs à vélo c’est gratuit, je vous invite pour la nuit ! »
Merci pour tout Gianni, on s’en souviendra !
Un rêve éveillé ! Une demi-heure plus tard on rejoignait Gianni dans son restaurant où il nous a offert une bière avant de nous installer dans notre chambre et nous donner rendez-vous à 20h pour manger au restaurant. Le soir venu, lui et sa femme qui cuisine, nous ont offert un repas pasta-plat-dessert de la maison, le tout accompagné de vin de la région! Des pâtes faites maison, un régal ! Et bien-sûr, le lendemain il nous a offert le déjeuner. Tout comme Domenico, Gianni n’a pas voulu entendre parler de notre argent bien qu’on ait insisté plus d’une fois.
Les pâtes faites maison ! Un délice !
En discutant avec lui, nous avons découvert, photo à l’appui, qu’il était classé Bib gourmand au Michelin, et que d’ailleurs José Van Dam a mangé dans son restaurant par le passé! Il nous a expliqué aussi comment rejoindre Tropéa -qui n’était pas prévu au parcours mais valait vraiment la peine- au lieu d’aller directement à Pizzo. Nous sommes ainsi repartis de Mileto, ville étape de nombreuses fois au Giro d’Italia, pour Tropéa, perle balnéaire de la Calabre, soufflés par tant de générosité à notre égard sans même rien demander.
Mileto
Tropéa, une perle du littoral calabrais
Francesco, le producteurde fraises– Francavilla, Calabre
Alors que nous quittions Pizzo pour trouver un endroit de Bivouac, la nuit tombait à Francavilla. Entouré de champs d’agrumes, il était vraiment temps de se poser quelques part avant qu’il ne fasse trop noir… Ne voulant pas camper sur un terrain privé sans demander l’autorisation, nous sommes rentrés dans la première ferme où on a vu quelqu’un.
Le fermier dans sa cour, Francesco de son petit nom, nous apprend que les champs d’agrumes que nous sollicitons ne lui appartiennent pas mais qu’il possède le terrain à coté sur lequel il y a d’énormes serres de fraises et dans le coin, un abris de stockage avec quelques poteaux et une bâche qui protège de la pluie. Il nous propose d’y installer notre tente vu la météo pluvieuse.
La tente sous l’abri de Francesco
Le lendemain matin, pendant qu’on prenait le petit déjeûner, Francesco est arrivé avec des amis et les travailleurs de la serre en nous offrant deux magnifiques raviers de fraises et de la viande fraîche pour Nitch… Quels gâtés nous sommes!
De la viande fraîche pour Nitch…
… Et des bonnes fraises pour nous !
On nous avait prévenu que la générosité envers les voyageurs est accrue lorsque l’on voyage à vélo… et que celle-ci s’accentue encore plus quand on descend vers le Sud. Nous ne sommes « que » en Italie, donc toujours en Europe, mais le récit de notre rencontre avec ces quatre hommes en est la preuve. Et ce ne sont que des exemples parmi d’autres, on peut penser à la vendeuse de fruits du bord de route -modeste d’apparence- à qui l’on veut acheter deux mandarines et qui en donne quatre en disant que c’est gratuit. Ou ces autres gens qui, à un mauvais moment de la journée, nous ont proposé de dormir chez eux, à qui on a préféré dire non pour continuer notre avancée …
Merci à tout ces inconnus qui deviennent nos donneurs de sourire le temps d’un instant.
Annemich et Max pour la TRIPlette
PS: après toutes ces rencontres, notre stock de petite peintures-souvenirs était épuisé. J’ai profité d’une pause à l’hôtel-restaurant pour la Saint-Valentin pour en faire un nouveau stock…en voici deux 🙂
Ça y est, le moment est venu de dire au revoir à la Sicile qui nous a accueillis pendant 3 mois !
Byebye Cefalù!
Aux dernières nouvelles, l’Italie presque entière est passée en zone Jaune, ce qui veut dire que les restaurants sont ouverts jusque 18h et que les musées et sites touristiques sont ouverts ! Après un mois dans la magnifique Villa de Cefalù, on s’est dit qu’il était temps de profiter de cette amélioration de la situation pour repartir sur nos vélos en Italie continentale !
Détroit de Messine. Italie continentale à gauche, Sicile à droite
Nous avons donc passé le Détroit de Messine en ferry, avec nos vélos !
Port de Messine
Une nouvelle aventure commence sur le continent!
Un kitesurfer à la pointe nord-est de la Sicile (pcq je suis fière de ma photo 😁)
Notre périple continue : nous avons prévu de remonter la côte méditerranéenne de l’Italie en commençant pas la Calabre, une région que nous ne connaissons pas du tout. Vivement nos prochaines découvertes !
Vue sur la Calabre depuis Messine
On retiendra de ces 3 mois en Sicile la météo printanière même en hiver, le barbecue à Noël, les pâtes alla scoglio de Palerme, la promiscuité dans les quartier populaire de Ballaro, la beauté des cathédrales de Palerme et Monreale, l’imprévisible Etna, la gentillesse de la grande majorité de siciliens, les quelques copains de rando qu’on s’était faits à Cefalù, la spontanéité souriante des habitants qui tranchait après le caractère réservé des Allemands, le caractère mafieux de quelques autres, les dépôts clandestins de déchets, notre ébahissement face aux daims sauvages dans les montagnes des Madonies, les paysages montagne-mer de Cefalù, la vue magnifique depuis notre villa et tout ce qu’il est impossible de citer en un paragraphe mais qui restera gravé dans nos mémoires !
La météo printanière… en hiverPaysage montagne-mer typiquement sicilien
Même si on y est resté 3 mois, on part avec un goût de trop peu… On y retournera, c’est certain !
On gardera un souvenirs spécial de tout ceux que nous avons rencontrés et qui nous ont aidés dans cette période! Des siciliens adorables, généreux et intéressants ! Merci à tous !
Au revoir Sicilia, bonjour Scilla !
Nous sommes arrivés en Calabre, tout au sud de la botte sicilienne… et déjà le paysage est à couper le souffle à Scilla, une petite ville de pêcheurs…Ça nous annonce une région de Calabre qui gagne à être connue!
À Scilla, nous avons fêté le retour de la zone jaune comme il se doit: restos ouverts 😍
On est vraiment super heureux de remonter sur nos vélos et de pouvoir recommencer à voyager… Les premiers jours furent tellement biens qu’on a déjà mal aux jambes.
Il n’y a que 2 vélos mais nous sommes trois à être heureux !
Flashback juste avant Noël, nous sommes descendus dans le sud de la Sicile pour fêter le réveillon en avance dans un bel hotel-restaurant, ‘La Fenice’. Nous avons, bien évidemment, profité de cette escale pour visiter Ragusa Ibla, la vieille ville et les alentours.
Vue sur Ragusa Ibla à gauche, et Ragusa Nuova à droiteDuomo Saint Georges, Saint Patron de la ville
Après quelques achats de produits locaux, de bons vins siciliens pour tout un mois, et d’une petite visite touristique du coeur de la ville, nous sommes partis pour une randonnée de 3h30 aux alentours de Ragusa, l’une des plus belles balades que nous ayons faite en Sicile.
Vues magnifiques sur Ragusa Ibla et son Duomo ainsi que sur la particularité de cette région: les murs en pierres sèches formant des terrasses. Les pierres déposées soigneusement tiennent sans mortier. Les murs courent sur des kilomètres.Paysages aux changements abrupts de relief, à cause des gorgesArrivée sur le plateau (pris sur le fait, au naturel)
Sur le plateau, nous avons pu admirer le caractère rural qui nous a apporté quelques surprises. De bonnes surprises telles que les constructions de pierres sèches, les rencontres avec les animaux, la lumière rasante de fin de journée ; et de mauvaises surprises comme le chemin qui a été privatisé par un fermier ce qui nous a fait faire un détour de plusieurs km alors que le jour tombait…
Nous avons pu admirer le caractère rural de la région……et admirer les constructions en pierres sèchesLe ciel changeant d’un côté et le soleil de l’autre rendent les vues magnifiques……et parfois créent des arc-en-ciels
Le détour nous a fait terminer la promenade dans le noir, une expérience qui a son charme.
Tombée de la nuit sur la campagneVue de nuit sur Ragusa Ibla depuis les escaliers qui descendent de Ragusa NuovaVue de nuit sur le dôme de la cathédrale Saint Georges
Et voilà qui termine cette belle balade! Il y en aura encore beaucoup d’autres mais on se souviendra de celle-là!
On espère que de votre côté vous tenez le coup et que vous avez chacun trouvé un équilibre dans tout ça. On pense fort à vous!
Saviez-vous que nous sommes montés sur l’Etna une deuxième fois ?
Alors qu’on sortait de Ragusa en direction de Syracuse (sud de l’île), nous avons été alerté du fait que l’Etna était de nouveau en éruption (centre de l’île)…Vu notre infructueuse première ascension accompagnés du vulcanologue, cette fois-ci, ni une ni deux, nous avons fait cap vers l’Etna sans perdre une minute!
Petite maison engloutie par la lave lors d’une vieille éruption, au creux d’un tournant de la route menant vers la station de ski de l’Etna sud
Après avoir contacté le vulcanologue pour être sûr de pouvoir emprunter seuls le même chemin sans risque, nous nous sommes lancés à l’assaut de l’Etna alors qu’il faisait encore jour, ce qui nous a permis de découvrir le volcan et ses alentours d’une toute autre manière.
Début de l’ascension sur un chemin de poussière noire et pierres de laveArrivée au sommet de ce que nous pouvons grimper sans guide, on devine le cratère actif dans les nuagesLa neige est bien là…on peut dire qu’au bout du compte, nous avons eu un Noël enneigéDe l’autre coté du versant que nous avons grimpé, se trouve la Vallée del Bove (du boeuf)Le Valle del Bove s’étend du cratère en éruption jusqu’à la mer. Grâce à sa forme et son emplacement , il joue le rôle de bassin naturelle de lave. On peut y distinguer les différentes coulées récentes ainsi que des rochers de coulées moins récentes recouverts d’une végétation spectaculaire!Un spectacle de nuage et un couché du soleil nous attendaient en-hautNous avons admiré le cratère souffler de la fumée jusqu’au coucher du soleil. Max en grandes discussions.Impressionnant déjà et tellement prometteur!
Nous avons attendu deux heures dans le noir et le froid en espérant voir le cratère crachoter un peu de lave de couleur vive comme celle que l’on avait vue depuis la voiture un mois plus tôt…mais comme lors de la première ascension ce fut en vain…
Petite enseigne d’un magasin à Ragusa que j’ai trouvée bien à propos 🙂
Nous avons quand même apprécié la randonée de jour et Max a eu droit à tout mon répertoire de chants scouts pour se réchauffer en attendant de redescendre…Pas de regret, on s’est bien amusé ! 🤔😂
Vous devez savoir que, depuis, nous avons reçu une 3ème alerte d’éruption de l’Etna décidément en regain de forme. Mais nous n’avons pas répondu présent… parce que nous n’avions plus que les vélos pour nous déplacer… c’est la vie!
Vu qu’il y a eu quelques demandes pour de nouveaux articles et que nous n’avons pas grand chose à vous raconter de nos journées en zone rouge, si ce n’est qu’on profite de notre environnement direct…c’est l’occasion de revenir en arrière sur ce qu’on ne vous a pas encore raconté…
Retour au 15 décembre 2020 à 11h50, parc de la villa Bellini à Catane
Commençons par Catane que nous avons un peu passé sous silence à cause de notre agitation autour de l’éruption de l’Etna voisin… 😊
Toutes en couleurs, les rues de Catane sont super bien décorées aux alentours du célèbre marché
Ville universitaire, Catane est très différente de Palerme. Souvent appelée la ‘Milan du sud’, Catane nous accueille dans un décor moins dépaysant car plus proche des villes italiennes qu’on a déjà visitées… Et, disons, un peu plus « ordonnée » que l’autre grande ville sicilienne, Palerme.
Comptant toutes les deux plusieurs centaines de milliers d’habitants (c’est plus grand que Liège par exemple), les Siciliens considèrent Palerme comme la capitale administrative de l’île, là où Catane est la ville la plus active économiquement. Historiquement, le contrôle de Cosa Nostra (mafia sicilienne) sur Catane fut moins important que sur Palerme. Et si l’avance économique ne s’explique pas que par cet élément, ça n’y est pas étranger et la mentalité différente s’en ressent un peu.
Trève d’histoire, Catane nous a marqué par son célèbre marché aux poissons où les pêcheurs viennent quotidiennement vendre leurs marchandises en plein centre de la ville, à ciel ouvert! On y a vu plusieurs poissons frais dépassant allègrement le mètre de longueur. 🦈
Si vous êtes plutôt viande, fruits et légumes, le marché s’étend dans les rues aux alentours…
Catane est aussi une ville très culturelle. Malgré que tout était fermé pour le covid, nous avons pu profiter de l’extérieur des places, vestiges antiques et moyen-âgeux, fontaines, façades et jardins…
La place du Duomo et sa célèbre statue de l’éléphant Dans le coin de la place du Duomo une fontaine indique l’entrée du marché aux poissonsLa via Etnea, entièrement construite en pavé de pierre de lave (foncée), relie le centre de la ville au pied de l’Etna. Pas étonnant qu’en été on peut atteindre 50 degrés en villeEn bordure de la via Etnea se trouve le parc de la villa Bellini qui aère agréablement la villeÀ tous les coins de rues, on tombe sur des façades d’églises et de palais qui valent le détour Vestiges de l’amphithéâtre romain en plein centre-villeIl Castello Ursino
Et puis en dehors du centre touristique, la vie semble se concentrer dans une toute autre version de la ville près du port… Le vrai marché quotidien qui est plus grand que la batte de Liège et où on peut TOUT acheter ! Nous n’avons pas pris de photos parce qu’on nous étions préoccupés de ne pas trop avoir l’air de touristes au milieu de cet espèce de soukh sicilien… 😁
J’espère que vous avez apprécié ce petit retour dans le temps, il y en aura d’autres…
Aaah.., voilà enfin des nouvelles, me direz vous !?
Et bien oui, après l’agitation de 2020, nous avons eu besoin de faire une pause avant de nous engager vers 2021! Je suppose que, comme nous, vous nourrissez tous de grands espoirs pour cette année ! Nous vous souhaitons donc une très bonne et heureuse nouvelle année !
Après avoir passé Noël et le nouvel an dans notre petit studio à la ferme, nous avions prévu de finir le lockdown des fêtes dans une belle villa à quelques kilomètres de là (Cefalù), avec un jardin clôturé pour Nitch…
Max nous a dégoté un petit bijou sur internet, avant de négocier un prix acceptable par téléphoneMaison d’architecte bien pensée pour son implantation dans l’environnement et son sens du détail !
… Et une sacrée vue sur mer de la terrasse ainsi que de l’intérieur !
Une petite partie de la terrasse qui fait le tour de la maison et le jardinIntérieur design avec feu ouvert pour les soirées d’hiver
Vous êtes d’accord pour dire qu’on pourrait être plus mal… 😜 Du coup quand le gouvernement italien a commencé à parler d’une zone orange ou rouge en Sicile pour l’après lockdown des fêtes, on a commencé à penser que si on devait être bloqué plus longtemps, on resterait bien là…
Pour rappel, en zone rouge italienne (ce qui est le cas de la Sicile depuis le 15 janvier, c’est l’une des deux régions italiennes dans le cas) on peut se déplacer uniquement pour ce qui est essentiel.
Et les choses se sont bien mises: après désistement d’un couple de Milanais, la maison était libre pour le reste du mois. Nous avons donc sauté sur l’occasion et nous sommes toujours là, encore pour une semaine… 🎉
Savourer d’être à l’arrêt
Savourant tous les jours cette magnifique vue confortablement installés dans notre maison ou sur la terrasse (il fait encore 20 degré par beau temps), on profite de tous les avantages de notre villa!
Vue sur mer avec en arrière plan Bagheria et Palerme
C’est clair que ça nous change du camping bivouac! Après le voyage à vélo et le road trip en voiture, on apprécie quand même le confort de se poser simplement. Ce qui change surtout c’est de ne plus se demander où on va dormir tous les jours et et où on va aller demain… C’est assez reposant. 😊
Au revoir voiture, re-bonjour vélos !
Et qui dit se poser, dit fin du road trip ! Et qui dit fin du road trip, dit fin de la location de voiture ! Nous avons donc rapporté notre petite tuture à Palerme et retrouvé nos belles panthères où nous les avions laissées à l’abri pour ces deux derniers mois ! Elle n’ont pas vieilli et se sont fait un plaisir de grimper les 300 m de dénivelé qui sépare notre villa de Cefalù… Une petite côte que nos jambes commencent à connaître vu que nous dépendons exclusivement des vélos pour tous nos déplacements (course, parc à container, balades, sport…)!
Comme neufs, nos vélos nous avaient un peu manqué
Des rencontres…
Avant le 15 janvier, après les fêtes, notre zone était orange. Pas grande différence avec la zone rouge si ce n’est qu’on peut voir jusqu’à 4 personnes à l’intérieur et qu’on peut voir des gens à l’exterieur.
Jusque là, ça ne changeait pas grand chose pour nous vu qu’on est seuls ici… Mais voilà que le couple chez qui nous avons loué le studio pendant les fêtes nous a invité à nous joindre à leur groupe de marche pour une randonnée dans les Madonnies ! 🎉 « Youpie, on va voir des gens ! » a été notre réaction !
En marche dans les Madonnies avec le groupe
Nous avons ainsi pu rencontrer les autres personnes du groupe et les avons rejoints pour deux marches. C’était vraiment très sympa ! Petite pause café / biscuits au milieu, pratique de l’italien dans de grandes discussions pour Max, plus petites pour moi,…des paysages magnifiques et la perspective d’un mois riche de rencontres !
Magnifiques paysages des madonnies
La faune et la flore Sicilienne
On continue ainsi nos découvertes à pied cette fois !
Une vache et un veau à poils longs
Et la Sicile n’arrête pas de nous surprendre… Après les arbres à grenades que j’ai vu à Palerme voilà qu’au milieu de la multitude d’orangers, de mandariniers et de citronniers il y a des arbres à kakis ! Il faut bien qu’ils poussent de quelque part mais je n’avais pas imaginé un arbre de cette taille…
L’arbre à kaki est aussi grand qu’un pommier moyen
Et puis il y a aussi les fruits qu’on ne connaît pas, qu’on n’a jamais vus, comme cette « fraise grecque » appelée « Corbezzolo » en italien qui pousse en grappe dans un arbre comme des groseilles et qui, si on en mange plus d’une vingtaine, peut nous rendre saoul… Le nombre dépend de la résistance de chacun… Nous ne nous sommes pas testés pour le nombre mais on peut attester que c’est bon 😋
Une Corbezzolo, la fraise grecque
Pizza party! 🍕
Ayant rencontré des gens sympa, on a profité de la zone orange et pas encore rouge pour faire profiter de la vue de notre magnifique villa à deux couples lors d’une pizza party ! Il s’avère que Fabio, notre nouveau potte, s’entraîne depuis un an de manière autodidacte à faire l’une des meilleure pâte à pizza qu’on ait jamais mangé ! Et le résultat est incroyable !
Tomates, mozzarella, jambon, olives noires Pizza Bianca à la burrata, mortadella et pistaches… Une tuerie !
On s’est fait la réflexion qu’on avait plus reçu personne depuis un an… Les choses sont quand même devenues trop bizarre ! Du coup, on en a bien profité !
Bon anniversaire Nitch !
Et si il y a bien un événement à noter ce mois-ci, c’est bien que notre petite Nitch a eu 4 ans ! Nous avons donc fêté ça comme il se doit ! A force de n’être que nous trois, toute occasion est bonne à prendre pour animer nos journées 😋
Gâteau de pâté de viande… 😋
Sportet étude
Pour s’occuper ce mois-ci, on a décidé de passer à l’action et avancer vers des objectifs prédéfinis… Un peu de sport tous les jours: renforcement musculaire abdo/dos, vélo, course à pied, corde à sauter, randonnées … Ce qui nous permet de profiter de notre belle région…
Petite vue derrière chez nous lors d’une balade Vue sur Cefalù lors d’une randonnée
Et puis on suit des cours en ligne sur edx et coursera, on renforce notre italien sur l’App Babel et je continue à peindre mes souvenirs et m’inspirer de mon environnement
On profite de ce qu’on a et on ne s’ennuie pas… On évite de penser à l’avenir incertain et de se prendre la tête sur ce qui viendra après; comme pour vous en Belgique pas toujours évident à mettre en pratique… 🙈 Donc la suite je ne peux toujours rien vous dire… Parce qu’on en sait rien… 🤷♀️ On repense parfois au vélo mais on verra début février 😉