Le Laugavegur est Le trek mythique d’Islande (55km), un des 20 plus beaux treks d’Europe d’après le National Géographic, et le Fimmvörduhals (27km) est connu comme étant son extension plus « alpine ». Certains touristes viennent en Islande uniquement pour faire la randonnée qui sert aussi d’ultra-trail une fois par an. Nous ne pouvions donc pas manquer ça !

Après avoir préparé nos sacs à dos et déposé nos vélos dans le garage souterrain de notre ami Haraldur à Reykjavik, nous sommes donc partis pour une semaine de trek en autonomie, entre Landmannalugar et Skogar !

Le Laugavegur


Tout le long du trajet, nous avons croisé des paysages hors du commun dont la variété nous a bluffés ! Après être passés sur des collines colorées, des terres volcaniques fumantes et des montagnes enneigées, nous avons aussi traversé un désert, des vallées arides avec à l’arrière plan un glacier ou encore longé des petites rivières fleuries et des canyons d’une profondeur qui donnent le vertige !






Le point commun de tous ces paysages: leur étendue grandiose. A chaque fois, c’est comme la découverte d’un autre monde qui s’ ouvre sous nos pieds ! La preuve, c’est que les photos sans étalon ne rendent pas du tout l’impression de grandeur qu’on a pu expérimenter…Du coup, pour juger de l’immensité des paysages, je vous propose un petit jeu: retrouver les personnes/objets étalons (mentionnés en légende) des photos suivantes 😉







Une des particularités du trek c’est aussi les franchissements de rivières de glaciers. Parfois, il y a des ponts mais à plusieurs endroits, nous avons posé les sacs et changé de chaussures pour nous enfoncer dans la rivière glaciale… Je vous rassure, l’eau est restée sous le genoux mais cela peut monter jusqu’aux hanches en fonction de la température et des intempéries…quoi qu’il en soit, c’était froid !



Partir en autonomie ça veut dire porter sa maison sur le dos avec la cuisine, la salle de bain et la chambre… Bref on compte le ratio poids/kcal. Au menu de ces quelques jours: porridge à l’eau avec un mix de noix et abricot sec au déjeuner, poisson séché typique islandais et galettes de riz au dîner et repas liophilisé au souper… Pas très folichon pour les gastronomes que nous sommes mais quand on se dépense, on mange avec davantage de plaisir le peu qu’on a ! 😋

En terme de météo, nous avons reçu le full package islandais! En effet, il a commencé à pleuvoir à la fin de la première journée. Nous avons du monter la tente dans le vent et la pluie battante et le froid au premier camping d’altitude. De quoi bien tremper. Mais on est chanceux que ça n’a été que les gants, merci veste et pantalon étanche de qualité 😜 Ici en Islande, le mot d’ordre météo (qui est quasi imprévisible), c’est: Espère le meilleur et prépare toi au pire ! Après un second jour de pluie légère continue, nous avons eu beaucoup de chance pour la suite du trek qui s’est déroulé sous un beau ciel bleu 😇





De notre voyage à travers ces différentes contrées, on retiendra la diversité des couleurs naturelles, les impressionnants neve, les lacs surprises au détour d’un tournant, les cratères de fumée à l’odeur de souffre (tu vois cette vieille odeur de pet à l’oeuf? 😁)…





Après le Laugavegur, nous avions prévu de faire une pause d’un jour à Thosmork vu que tout le monde avait l’air de dire que s’arrêter au sommet du Fimmvörduhals n’était pas possible et qu’il était possible de faire l’étape en un jour. Malheureusement, Max s’est blessé le pied le soir de notre arrivée en marchant pied nu sur une sardine de tente. Rien de grave mais douloureux sur le moment. Nous avons donc décidé de rester là un deuxième jour en espérant qu’il pourrait marcher le lendemain. Et nous avons bien fait car le repos était nécessaire avant de se lancer dans une étape de près de 30 km!😜 Si un jour vous faites ce Trek, plantez la tente au sommet et faites cette étape en deux fois, il n’y a aucun soucis pour planter là-hait près du refuge.

Le Fimmvörduhals

On est donc repartis gonflés à bloc pour passer le col qui a la particularité de séparer deux glaciers.







Après le col entre les deux glaciers nous attendait une plaine de lave et de neige. Il s’agit du fameux volcan qui a bloqué l’espace aérien européen en 2010, tant son nuage était immense et épais.


Une fois basculés de l’autre côté, nous avons eu droit à un spectacle hors du commun: une succession de cascade dans la rivière glacière Skoga jusqu’à la célèbre Skogafoss où nous attendait le camping et le bus pour rentrer le lendemain !







Le bus pour Reykjavik faisait une pause de 7 heures à Hvosvöllur. Nous en avons profité pour jouer dans la plaine de jeux avec nos nouveaux amis américains, Brian et Caitlin, et visiter le Lava Center!


Arrivés à Reykjavik, nous avons reposé nos guiboles quelques jours pour pouvoir remonter sur nos vélos dès ce mardi.
À très bientôt,
Annemich et Max
Mon dieu les gars c’est magnifique!!! Merci de nous faire visiter cette grande île. Elle était sur ma todo… vous l’avez fait remonter de qques places 😉
Profitez bien !
Super 🤩
Magnifique! Et j’admire toujours votre courage.
Bisousssss
Marie-Jeanne
Waouw! Quels beaux paysages!
Mais la meilleure photo de ce récit reste quand même celle de Max en chaussettes-sandalettes 😀
Waw ! Que d’images formidables. Vous faites le plein d’impressions grandioses … merci de les partager avec nous (en imaginant que c’est bien plus fort en vrai que sur photo même quand ces dernières sont magnifiques). L’enthousiasme de votre texte fait plaisir. Continuez ainsi, on se réjouit pour vous. Bisous.
J’ai trouvé tous les étalons !! 🙂 c’est effectivement super impressionnant. Quel courage d’avoir avalé tous ces km et dénivelés mais je constate que ça valait le coup. Gros bisous et courage pour le départ à vélo !
Top!!!
C’est vrai que c’est un bel étalon!!
Par contre est-ce que tu veux installer me rappeler le nom de ce volcan qui a bloqué l’espace aérien européen !? 😁😁
*tu veux bien me rappeler