Rome en zone jaune nous a presque rappelé ce qu’était une vie normale malgré le port du masque en permanence et l’horeca qui ferme à 18h…Du coup d’une semaine prévue, on est passé à trois semaines. On en a bien profité !

Je me suis longtemps demandé comment aborder cet article sans avoir l’air de recopier mon guide touristique… Difficile vu que Rome est un musée à ciel ouvert – expression bien trop souvent utilisée par tous les guides touristiques mais tellement juste pour Roma !

En m’inspirant de la « carte postale » de Navin Rawanchaikul, j’ai choisi de mettre en avant non pas tout ce qu’on a visité (vous imaginez bien qu’en 3 semaines, on a eu le temps de voir tous les monuments à ne pas manquer) mais bien les histoires de nos expériences lors de notre vie romaines…alors c’est parti!
La vie en communauté avec Eleonora
Eleonora, amie sicilienne de Max (qui avait fait son Erasmus à HEC Liège en 2010), nous l’avions déjà revue dans « son » Palerme il y a quelque mois. On s’était donné rendez-vous à Rome où elle vit depuis dix ans, et travaille pour la croix rouge. Elle nous a accueillis généreusement chez elle dans son appartement dans le quartier San Giovanni.
GRAZIE MILE, Eleonora!

Grâce à Eleonora, notre TRIPlette s’est sentie comme chez elle à Rome. Nous avons partagé des semaines de petits soupers en familles, des apéros bien arrosés, souvent suivis d’un petit digestif italien. Mais aussi des soirées télé au chaud sous la couverture avec une petite tisane au fenouille et un petit biscuit sicilien, des grandes discussions sur la situations covid, le passé de chacun et l’avenir de tous!


Plein de nouvelles rencontres
C’est l’histoire de nos retrouvailles avec une vie sociale!
Vu qu’on avait un peu le temps à Rome, c’était l’occasion d’aussi revoir les amis d’Erasmus d’Annemich qui étaient sur place. 10 ans après, tous le monde a bien grandi et s’est entouré d’un compagnon, d’une famille et/ou d’un chien 😉


Le dimanche après-midi, quand il fait beau, les romains vont au parc faire un pic-nic entre amis ou en famille. L’occasion pour Eleonora de nous présenter à ses amis du cours de théatre et de l’acroyoga. Nous avons ainsi passé l’après-midi dans le beau Parco di Torre Fiscale au sud de Rome, où passe un ancien aqueduc bien remis en valeur.


Un samedi soir, nous sommes partis rejoindre un ami d’Eleonora chez une connaissance qui organisait une fiesta en petit comité qui s’est avérée bien arosée! (Premier léger écart covid depuis longtemps, puisque nous étions 9 et pas 6 comme conseillé en zone jaune italienne.)
Nous y avons rencontré Arun, un Indien venu faire son Master à Rome depuis janvier qui, vu la situation covid, était bien content de rencontrer d’autres étrangers. Comme le montre la photo, l’ambiance était sympa et on s’est bien amusé!

Des découvertes culinaires
Ce n’est plus un secret, le récit de notre voyage passe aussi par le bien boire et bien manger, alors comment ne pas en profiter quand on est dans la capitale italienne ! Attention: vu cette période de privation en Belgique, âmes sensibles s’abstenir …
Bien boire, c’est: un apérol en terrasse sur le campo di fiori accompagné de nos amis d’erasmus, une delicieuse IPA italienne le long du Tibre sur une terrasse ensoleillée, un super bon cocktail chez Drink Kong ou simplement une Guinness dans un Irish Pub, parce que ça nous manquait…
Bien manger, c’est:
une pizza napolitaine à chaque fois que Max en a l’envie,
la meilleure pasta alla carbonara de notre vie dans le quartier du Pantheon chez Collegio – Cucina, Vini & Liquori,
la pasta tradizzionale all’amatricianna accompagnée d’un bon verre de vin de la Valpolicella (maison Quintarelli 😍) chez Armando al Pantheon,
un restaurant plus sophistiqué dans les restos gastro Zia et Hosteria Glass pour redécouvrir les classiques de l’enfance revisités…
…Tout ça, et plus encore, n’a fait que ravir nos yeux, nos papilles et nos estomacs!

A table chez Hosteria Glass 
Dessert autour du miel chez Osteria Glass

Artichaud et mozzarella di buffala
chez Armando al Pantheon
Pickles chez Zia

Pasta all’amatriciana chez Armando al Pantheon 
Canelloni aux trippes
The empty Roma Experience
Ca aurait pu être le titre d’une exposition à réalité augmentée mais il s’agit bien de l’histoire d’une Rome sans touriste…Il faut bien avouer que dans ce domaine, le covid a du bon: pas de file d’attente, pas de foule, pas d’inconnus sur nos photos et surtout un sentiment d’espace et de grandeur qui mettent les sites en valeurs avec encore plus de puissance!



Spatialité et architecture
L’histoire d’une ville où différents styles, époques et formes cohabitent à travers les âges dans une juxtaposition parfois étonnante. Un bon exemple est le pied du Capitole où l’architecture de Michel-Ange aux lignes de perspectives bien calculées touche l’architecture simple en brique de la basilique Santa Maria in Aracoeli, construite sur les ruines d’un temple antique dont on peut admirer une partie au pied des escaliers.

Au delà de la juxtaposition de styles et d’époques, certains bâtiments/sites saisissent par leur spatialité. J’en ai sélectionné quelques-uns qui pour moi illustrent bien mon propos.


Le hall du musée MAXXI de Zaha Hadid 
La coupole ouverte du Panthéon

Peinture et perspectives
On retiendra que ce n’est pas la chapelle sixtine qui nous a bluffé mais bien l’expérience d’une perspective ponctuelle à l’église de Saint Ignacio où le plafond entier de l’édifice est peint selon un point de vue marqué au sol. De ce point de vue, il semble que le plafond est deux fois plus haut et peuplé d’anges alors que si l’on se déplace vers le coeur de l’église, on se rend compte que le plafond est plat juste au dessus des fenêtre, que les personnages sont déformés/étirés et qu’il n’y a pas de fenêtre dans la coupole.

Rencontre avec la faune locale
C’est l’histoire d’une communauté de perroquets qui a élu domicile à Rome tels les pigeons à Venise. Il n’est pas rare de les voir en groupe dans les parcs ou comme ici sur les photos, nidifier dans les palmiers d’un boulevard.
Le loup, historiquement présent à Rome, a élu domicile sur la colline du Capitole. Il est déjà arrivé que l’on voie une louve nourrir de pauvres petits romains, communément appelé Romulus et Rémus. Bien plus petite que ce à quoi on s’attendait, nous ne pouvions quitter Rome sans voir cet animal légendaire!

Selfies
Et puis il faut bien avouer qu’on a quand même un peu beaucoup joué aux touristes en vacances!

Voilà qui clôture notre « carte postale » de Rome rassemblant toute nos expériences vécues pendants ces trois dernière semaines 🙂
On pense à vous ,
Annemich pour la TRIPlette









Hej!
Fijn jullie weer te lezen.
Dat van die fake-vensters was ik helemaal vergeten. Wil ik nog wel eens terugzien.
Zo leuk dat jullie met oude vrienden konden afspreken.
Ik denk ook aan jullie en jullie avonturen.
X Leen
Encore de magnifiques photos accompagnées de commentaires passionnants. Merci beaucoup pour le partage.
Bisous de nous cinq 😉
Quel bonheur que ces petits plaisirs simples dont nous sommes sevrés 😀
Et revoir Rome met tj du soleil dans les yeux… Merci. 👍🤗
Encore une fois merci. Ravi d’avoir de vos nouvelles !
Comme d’hab, vos photos sont très belles, le récit est palpitant mais surtout, ce que vous vivez est passionnant. Nous aussi on pense à vous.
Bisous
Ghislain